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Un des principaux syndicats de policiers, Un1té, a fait part de son inquiétude concernant le versement effectif des compensations financières promises par le gouvernement démissionnaire pour la mobilisation des policiers durant les Jeux olympiques et paralympiques.
Dans un courrier daté de mercredi, adressé au ministre de l'Intérieur démissionnaire Gérald Darmanin et dont l'AFP a eu connaissance, le secrétaire général d'Un1té, Grégory Joron, fait valoir que les promesses de compensations financières du gouvernement ne sont pas gravées dans le marbre. Mais, écrit-il, "le contrat moral entre le ministère et ses agents a été posé. Les agents sont au rendez-vous, présents, à la tâche". Il est "inconcevable que la suite soit hasardeuse et bancale", poursuit Grégory Joron.
Il met l'accent sur le fait que la cérémonie d'ouverture des Jeux, le 26 juillet, à Paris, s'est déroulée "sans problème majeur". "La mobilisation de l'ensemble des personnels (...) aura permis cette réussite en termes de sécurité, dans un contexte social et politique tendu, face à un risque terroriste prégnant", insiste-t-il.
Il a été demandé à la quasi-totalité des effectifs de la police d'être mobilisés durant les jeux et de décaler en conséquence leurs congés, contre la promesse d'une indemnisation (prime de 1.900 euros et 50 euros par nuit) .
Or avec la dissolution de l'Assemblée nationale et la démission du gouvernement, les ministres ne peuvent qu'expédier les affaires courantes. En outre, le projet de budget pour 2025 doit être bouclé en septembre pour une présentation en Conseil des ministres par un nouveau gouvernement.
Les agents "se sont mobilisés, ils ont sacrifié leur été, la compensation de cet engagement hors norme au travers de la mise en paiement des éléments prévus ne doit souffrir d'aucun retard, d'aucun raté ni autre décalage", ajoute Grégory Joron, pour qui "à défaut, l'impact serait dramatique dans les rangs".