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Le tribunal correctionnel de Liège a entamé lundi l'examen du volumineux dossier de trafic de produits stupéfiants reproché à 24 prévenus impliqués dans des faits qui concernent l'extraction de grandes quantités de drogue dans les ports européens à destination de la mafia calabraise.
La partie belge et liégeoise du démantèlement d'un important trafic concerne les activités d'extractions de cargaisons clandestines de cocaïne dans le port d'Anvers. La drogue arrivait d'Amérique du Sud et transitait par la Belgique, où elle était extraite de cargaisons dans lesquelles elle était dissimulée. Elle était ensuite acheminée vers la mafia calabraise. La drogue circulait à travers différents pays d'Europe et l'enquête avait concerné plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Ukraine et l'Italie.
Un dossier similaire impliquant 128 prévenus est en attente de jugement devant la justice bruxelloise. La justice liégeoise traite pour sa part le volet qui concerne l'activité d'extraction qui était basée à Grâce-Hollogne en 2020.
Les faits ont été commis entre 2019 et 2023, avec des préventions d'importation, exportation, fabrication et détention de produits stupéfiants, participations à une organisation criminelle, faux en écritures et détentions d'armes. Les 24 prévenus sont âgés de 30 à 75 ans. Cinq d'entre eux sont détenus. Seuls quatre des 19 autres prévenus se sont présentés à l'audience, dont les débats sont traduits en néerlandais, en italien et en albanais. Les débats se dérouleront sur neuf jours, jusqu'au 31 octobre.
Certains avocats sollicitaient la disjonction des poursuites en raison de l'implication de leur client dans le procès bruxellois, dont la décision est attendue le 29 octobre. Elle a été refusée, sauf pour un des prévenus, arrêté en Italie, qui n'a jamais été interrogé par les enquêteurs belges. Certains avocats avancent aussi déjà certains arguments liés aux exploitations de la téléphonie cryptée SkyECC.