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Pilote de rallye et de circuit, Frédéric Bouvy a participé dimanche aux Legend Boucles à bord d’une voiture de 1985. Pour concourir dans ces rallyes « historiques », le modèle du véhicule doit dater d’avant l’année 2000. « Elles sont encore plus suivies qu’une voiture de rue, puisque comme ce sont des voitures plus performantes, on a des freins plus gros, des suspensions plus grosses », explique-t-il.

Une pratique encadrée par des normes internationales, avec pour chaque voiture une série de tests à passer. Un contrôle technique classique tous les 6 mois. Un contrôle annuel aussi, imposé par la fédération RACB. Un autre encore, juste avant la compétition.

« Le but de tout ça c’est de limiter les risques, ça c’est sûr », dit Xavier Schène, le directeur du Royal Automobile Club de Belgique. « On ne sait pas tout checker sur une voiture, on ne peut pas la démonter entièrement, mais on checke un nombre important de choses, que ce soit sur la voiture ou sur l’équipement du pilote. Notre objectif c’est que les gens partent dans la compétition avec un maximum de sécurité, pour le pilote, pour le copilote et pour les gens présents autour de la course. »

Certaines de ces voitures contiennent surtout des pièces d’origine, d’autres ont été presque entièrement recomposées avec des éléments plus récents. Pendant la course, à plusieurs reprises, des mécaniciens procèdent à des vérifications supplémentaires. « On revérifie nos voitures complètement », dit Frédéric Bouvy. « On les re-règle, mais surtout on contrôle que rien n’a bougé. Comme on les fait rouler assez vite, elles peuvent souffrir. »
« C’est de la mécanique, donc le risque zéro n’existe pas », indique Xavier Schène. « N’importe quelle voiture peut tomber en panne, peut avoir une défaillance. Une voiture de compétition aussi. »
Ces véhicules sont dédiés à la course, ils ne peuvent pas circuler sur la voie publique en dehors des compétitions.

















