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La location de places de prison à l’étranger est l’une des solutions envisagées par le gouvernement pour lutter contre la surpopulation carcérale. Des visites exploratoires ont déjà eu lieu au Kosovo et en Albanie.
Lundi et mardi, l’attention se portera sur l’Estonie. « Si les personnes condamnées ici, et qui n’ont pas le droit de séjour, peuvent purger leur peine dans leur pays d’origine ou dans des centres de détention à l’étranger, cela garantit une exécution correcte de la peine et un gain d’efficacité significatif pour nos établissements pénitentiaires. Cela nous permettra également d’investir plus efficacement dans des programmes de réinsertion sociale », explique la ministre Verlinden.
Selon un communiqué des ministres, Cedoca, l’agence de recherche du Haut-Commissariat aux réfugiés et aux apatrides, décrit l’Estonie comme un État constitutionnel solide qui respecte les droits de l’homme et, de ce fait, la qualifie pour une coopération. Parallèlement, les options concernant le Kosovo et l’Albanie sont approfondies en coulisses.
Le retour dans le pays d’origine demeure la priorité
« Notre message est clair : toute personne résidant illégalement sur notre territoire et commettant des crimes n’a pas d’avenir ici », souligne Van Bossuyt. « Le retour dans le pays d’origine demeure la priorité. Si cela s’avère impossible, nous envisageons la détention hors de Belgique. De cette manière, nous renforçons non seulement la sécurité de nos citoyens, mais nous allégeons également la pression sur nos prisons. »
Elle souligne également l’effet dissuasif de la capacité carcérale à l’étranger. Une rencontre avec la ministre estonienne de la Justice et de la Numérisation, Liisa-Ly Pakosta, est également prévue, ainsi qu’une visite d’une prison à Tallinn, la capitale. L’Estonie est internationalement reconnue pour son système judiciaire et pénitentiaire hautement numérisé. Elle a déjà établi un partenariat similaire avec la Suède.
















