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L’agence météorologique européenne EUMETSAT a présenté mardi à Bruxelles un nouvel instrument qui aidera à surveiller les variations de l’atmosphère avant et pendant les phénomènes météorologiques violents. Les premières images du satellite météorologique infrarouge MTG-S1 ont été dévoilées au cours de la Conférence spatiale européenne.
MTG-S1 a été lancé le 1er juillet dernier. En balayant l’Europe toutes les 30 minutes, cet instrument livrera des informations en trois dimensions sur la température, l’humidité et la composition atmosphérique à différentes altitudes. Il détectera des changements subtils dans les tendances atmosphériques, la température et l’humidité (souvent avant même la formation des nuages), et améliorera remarquablement la prévision immédiate, la prévision numérique du temps et la surveillance du climat, explique EUMETSAT. Une « avancée majeure » dans la prévision du temps en Europe, selon les mots de Phil Evans, le directeur général de l’agence.
Veiller à qualité de l’air
La couverture continue de l’Europe permettra en outre de distinguer les variations journalières des polluants atmosphériques clés. « Cette capacité viendra considérablement renforcer la surveillance de la qualité de l’air, particulièrement en zones urbaines, par l’apport d’informations plus fréquentes et détaillées sur la composition atmosphérique tout au long de la journée. »
Phil Evans souligne l’importance de ces images 3D dans le contexte du changement climatique. « L’Europe se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale et le changement climatique y engendre un temps extrême plus fréquemment et de manière plus intense, avec un potentiel dévastateur sur les communautés. Ce satellite est crucial pour les prévisions de phénomènes météos extrêmes. »
Totalement opérationnel dans quelques mois, le sondeur infrarouge est exploité par EUMETSAT depuis son siège à Darmstadt (Allemagne). Le satellite et son instrument de sondage infrarouge ont été développés par l’intermédiaire de l’Agence spatiale européenne, par un consortium industriel piloté par Thales Alenia Space et la société allemande OHB. Le Centre spatial de Liège (CSL) a contribué au calibrage des données recueillies dans un premier temps par le sondeur.
















