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Des perturbateurs endocriniens et des substances cancérigènes dans les vernis à ongles : voici les marques épinglées

par RTL info avec Belga
Selon une enquête de Testachats, certains vernis à ongles continent des perturbateurs endocriniens et d’autres substances cancérigènes. Voici les marques concernées.

Des perturbateurs endocriniens et des nitrosamines, un groupe de substances potentiellement cancérigènes libérées pendant le processus de production, ont été retrouvés dans quatre des 15 vernis à ongles qu’a récemment fait tester Testachats. L’organisation de consommateurs met ainsi en garde mardi contre les produits des marques Essie, Bourjois, Maybelline et Mavala.

Testachats a acheté ces quinze vernis dans plusieurs magasins, puis les a fait analyser en laboratoire afin de vérifier la présence de substances dangereuses telles que des métaux lourds, des perturbateurs endocriniens et des substances potentiellement cancérigènes. Aucun des flacons ne contenait de formaldéhyde et de libérateurs de formaldéhyde, connus pour leurs effets irritants, allergènes et cancérigènes, ou de métaux lourds.

Les produits Bourjois, Essie et Maybelline contenaient cependant bien de la benzophénone-1, un perturbateur endocrinien bien connu. Cette substance est souvent présente dans les vernis à ongles, afin de protéger la couleur du vernis des UV, même si elle est également soupçonnée d’interférer avec le système hormonal.

Nous déconseillons ces marques, surtout pour les enfants de moins de 3 ans et les femmes enceintes

« Il existe des indices sérieux selon lesquels la benzophénone-1 agit comme perturbateur endocrinien », explique Julie Frère, porte-parole de Testachats. « Nous déconseillons ces marques, surtout pour les enfants de moins de 3 ans et les femmes enceintes. »

Le vernis de la marque Mavala, vendu en pharmacie, contenait quant à lui une concentration légèrement supérieure à celle établie par l’Office fédéral allemand de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL). « Plusieurs organismes internationaux classent les nitrosamines comme probablement ou potentiellement cancérigènes. Nous ne pouvons que regretter leur présence dans des produits destinés à être appliqués de manière répétée sur le corps », déplore encore Julie Frère.

Onze vernis sur 15 ne contenaient donc aucune substance nocive.

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