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Après le Vietnam, la Flandre cesse les adoptions depuis la Gambie, Haïti et le Maroc

La Flandre n'autorise plus de procédures d'adoption d'enfants en provenance de Gambie, d'Haïti et du Maroc, après avoir déjà pris cette décision pour le Vietnam, a annoncé mardi l'agence gouvernementale Grandir (Opgroeien), à la suite d'une procédure de vérification.

Le gouvernement flamand avait mis sur pied un groupe d'experts sur les adoptions internationales à la suite de révélations sur des dysfonctionnements concernant l'Éthiopie en 2019. Le rapport final de ces experts a poussé le gouvernement à commander une vérification pour tous les pays avec lesquels la Flandre autorise des adoptions.

Cinq pays ont été examinés en début d'année: le Portugal, la Colombie, l'Afrique du Sud, le Kazakhstan et le Vietnam. Résultat: feu vert pour les trois premiers, orange pour le Kazakhstan (une visite sur place est nécessaire avant toute décision) et rouge pour le Vietnam.

Treize pays ont été passés au crible lors du deuxième examen. Carte rouge pour la Gambie, Haïti et le Maroc, pour lesquels les procédures ne sont désormais plus autorisées. Pour le Burkina Faso, la Hongrie, l'Inde et le Togo, c'est l'expectative: une visite sur place doit permettre d'identifier la mesures à mettre en place pour faciliter les adoptions à terme. La coopération avec le Burkina Faso a été suspendue en raison de la situation sécuritaire précaire du pays. La Bulgarie, le Chili, les Philippines, le Honduras, le Pérou et la Thaïlande ont quant à eux reçu un feu vert.

Les temps sont incertains pour les familles candidates à l'adoption, commente l'agence Grandir. La fin de la coopération signifie que les familles qui entraient en considération pour une adoption en provenance des pays concernés doivent envisager un nouveau trajet d'adoption. Le Centre flamand pour l'Adoption prend contact personnellement avec elles.

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