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Élections communales: le vote n'est plus obligatoire en Flandre, qu'est-ce que ça change? Et en Wallonie?

Le 13 octobre 2024, les élections communales en Flandre marqueront un tournant historique avec la fin du vote obligatoir

Le 13 octobre prochain, nous serons "obligés" d'aller voter pour les élections communales et provinciales. Ça ne sera pas le cas en Flandre. Est-ce que la Wallonie va suivre et est-ce que cela va changer quelque chose aux résultats? Nous avons posé ces questions à Christophe Deborsu, notre référent pour la Flandre.

Pourquoi avoir pris cette décision en Flandre?

La décision a été prise en 2019. Le parti libéral flamand (l'Open VLD), sous la houlette de son ministre Bart Somers, estime qu'il serait intéressant d'arrêter d'obliger les gens à voter pour deux raisons:

  • Le parti libéral veut que les gens soient libres.
  • Il estime que cela va inciter les partis à fournir encore un effort supplémentaire pour aller chercher les gens, pour leur donner envie de voter. Autre argument avancé: de toute façon, il y a déjà 10% des gens qui ne votent pas, même en Flandre, l'abstention, ça existe.

Qui seront les grands gagnants, et les grands perdants, de cette réforme?

La N-VA et le CD&V risquent de s'en porter mieux, parce qu'ils ont des électeurs plus fidèles. C'est sans doute pour ça qu'ils se sont laissé convaincre. Surtout le CD&V, qui n'était pas du tout un parti nécessairement partisan de cette mesure-là.

Ceux qui vont perdre, dit-on, c'est le Vlaams Belang et le PTB flamand, c'est-à-dire le PVDA. Mais cela demande d'être vérifié. On a quand même vu en le 9 juin dernier que les électeurs du Vlaams Belang étaient plus fidèles, peut-être, qu'on ne le pensait.

Pourquoi la Flandre et pas la Wallonie?

Le sud de la Belgique va-t-il suivre? Ce n'est pas à l'ordre du jour. Seul le MR a caressé l'idée à un moment. Georges-Louis Bouchez lui-même était d'ailleurs partisan de cette abolition de l'obligation de voter. Il y a eu un débat entre l'actuel président et Louis Michel au sein du parti libéral à l'époque.

Louis Michel était plus important qu'il ne l'est aujourd'hui et a remporté le débat haut la main. Georges-Louis Bouchez a donc dû s'incliner et se résoudre à garder cette obligation de vote.

C'est le seul parti qui était favorable. Les autres ne l'ont jamais été et force est de constater qu'il y a des problèmes plus importants que celui-là à traiter.

En plus de cela, cette obligation de vote est quand même extrêmement positive pour la démocratie parce que ça oblige finalement ceux qui sont peut-être moins concernés, qui ont peut-être moins envie, mais qui sont des citoyens aussi importants que les autres à aller voter.

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