Accueil Actu Belgique Politique

L'alliance de l'opposition pour la présidentielle taïwanaise capote en direct à la T.V.

Les deux principaux partis d'opposition à Taïwan ont enregistré séparément vendredi leurs candidatures à la présidentielle de janvier, leur projet de s'allier pour tenter de vaincre la formation actuellement au pouvoir ayant capoté de façon spectaculaire, en direct à la télévision, la veille au soir.

Dans l'espoir de battre le candidat du Parti démocratique progressiste (DPP), l'actuel vice-président Lai Ching-te, le principal parti d'opposition, le Kuomintang, cherchait à s'allier avec le Parti du peuple taïwanais (TPP), moins bien implanté.

Mais ce projet a volé en éclats de façon spectaculaire jeudi soir, au cours d'un débat télévisé entre les deux partis qui a viré à l'affrontement acerbe. La principale pomme de discorde avait trait à qui, des dirigeants des deux formations, serait candidat à la présidence et lequel briguerait seulement la vice-présidence.

Vendredi, le candidat du Kuomintang, Hou Yu-ih, et celui du TPP, Ko Wen-je, ont donc enregistré séparément leurs candidatures, avec des candidats à la vice-présidence issus des rangs de leurs formations respectives.

Le fondateur du géant des technologies Foxconn, le milliardaire Terry Gou, qui avait initialement exprimé l'intention de se présenter, y a finalement renoncé tout en appelant sur sa page Facebook à une "transition du pouvoir politique".

La période précédant le scrutin du 13 janvier sur l'île est suivie de près, principalement à Pékin et à Washington, car elle pourrait être déterminante pour l'avenir des relations entre Taïwan et une Chine de plus en plus belliqueuse.

Pékin, qui estime que Taïwan est une partie de son territoire, est farouchement hostile au DPP, favorable à une déclaration d'indépendance formelle de l'île, et a rompu les communications de haut niveau avec le gouvernement de la présidente sortante Tsai Ing-wen.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus