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La mission de Bart De Wever, chargé de former un gouvernement fédéral, est prolongée jusqu'au 20 décembre. Malgré les tensions persistantes entre les cinq partis impliqués, les discussions se poursuivront sur les réformes majeures et l'effort budgétaire historique à réaliser, à priori, sans perspective d'accord avant la fin de l'année.
La mission du formateur Bart De Wever est prolongée jusqu'au 20 décembre. Cet après-midi avait lieu le 13ème rapport au roi de De Wever. "Franchement, les nouvelles ne sont pas géniales", réagit notre référent politique Martin Buxant. "Côté francophone, au MR singulièrement, on en a ras-le-bol de piaffer et d'attendre, dit-on, les Flamands de Vooruit et du CD&V qui ne se mettent pas en mode Arizona. Ils ne veulent pas vraiment faire ce gouvernement, dit-on au MR. Conner Rousseau, le président des socialistes flamands, vit dans une autre réalité que la nôtre. Il est persuadé qu'il a gagné les élections et veut nous faire avaler de nouveaux impôts, se désole-t-on au MR", explique-t-il.
Autrement dit, l'ambiance entre les cinq formations politiques n'est pas bonne.
Alors, comment le formateur Bart De Wever va-t-il faire pour sortir de cette impasse ? "Le président des Engagés, Maxime Prévot, a suggéré de travailler en parallèle sur le cadre budgétaire global des économies à réaliser et sur les grandes réformes, comme la réforme fiscale, des pensions ou du marché de l'emploi", rappelle notre journaliste. "Cette marche à suivre, elle a été avalisée par le formateur Bart De Wever. Les cinq partis vont travailler de la sorte jusqu'au 20 décembre prochain. L'effort budgétaire à réaliser, c'est le plus important en fait, des cinquante dernières années en Belgique", souligne Martin Buxant.
Donc, quand l'accord tombera-t-il ? "Un gouvernement fédéral sous le sapin, ce n'est pas pour 2024", conclut-il.