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Les Engagés, dans la majorité au fédéral, annoncent vendredi par voie de communiqué le dépôt d’une proposition de résolution visant à reconnaître juridiquement le statut d’aidant proche. L’exclusion des chômeurs qui a commencé le 1er janvier menace la situation de ces parents d’enfants souffrant d’un handicap, qui nécessite une présence fréquente voire constante.
Jeudi à la Chambre, l’opposition est montée au créneau pour relayer le cri d’alarme de plusieurs associations de soutien aux familles et aux aidants proches. En juillet dernier, des amendements visant à leur permettre de continuer à bénéficier d’allocations de chômage avaient été déposés, en vain.
« Ce n’est pas la bonne réponse »
Jeudi, le ministre de l’Emploi David Clarinval (MR) a dit vouloir entamer une réflexion à ce sujet, sans pour autant revenir sur la réforme du chômage. Il a insisté sur une « reconnaissance juridique plus transversale ».
Sur ce point, Les Engagés sont sur la même ligne : « le chômage n’est pas la bonne réponse aux situations d’aidance durable », écrivent les centristes dans le communiqué. « Les aidants proches ne sont ni inactifs ni désengagés. Leur indisponibilité partielle ou durable pour l’emploi découle d’un engagement indispensable à la société », selon la députée Anne Pirson, signataire de la proposition avec Isabelle Hansez et Aurore Tourneur.
Les Engagés plaident plutôt pour « un statut légal clair au sein du droit social fédéral. » Les centristes demandent aussi d’étudier la possibilité d’éviter des exclusions ou sanctions automatiques lorsque la situation d’aidance limite objectivement la disponibilité.
La proposition de résolution invite enfin le gouvernement à élaborer un plan interfédéral en faveur des aidants proches.















