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Sophie Wilmès devient la première femme à avoir son buste à la Chambre : Georges-Louis Bouchez était à l’inauguration… mais s’est vite éclipsé

par RTL info avec Loïc Parmentier et Philippe Godin
Première femme à avoir dirigé un gouvernement fédéral en Belgique, Sophie Wilmès a désormais son buste au Parlement. Une reconnaissance institutionnelle pour celle qui reste l’une des personnalités politiques les plus appréciées du pays.

C’est un rituel : chaque Premier ministre belge a droit à son buste, exposé à la Chambre. Depuis 1830, seuls des hommes étaient représentés. Ce jeudi, Sophie Wilmès a brisé cet alignement masculin en découvrant son effigie de bronze dans les couloirs de la Chambre.

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RTL info

Première et unique femme à ce jour à avoir accédé au poste de Première ministre, Sophie Wilmès a exercé cette fonction d’octobre 2019 à octobre 2020. Une période marquée par la crise sanitaire du Covid-19, alors que la Belgique – comme le reste du monde – entrait dans une zone d’incertitude sans précédent. « C’est à un double titre que vous avez marqué l’histoire », a souligné le président de la Chambre, Peter De Roover, lors de la cérémonie, saluant à la fois l’exploit politique et le contexte difficile dans lequel il s’est inscrit.

Sophie Wilmès a reconnu : « Je vais être honnête, se placer à côté de son effigie, c’est un petit peu déstabilisant. »

GLB présent mais pas longtemps

La cérémonie s’est déroulée en présence de sa famille, de proches, et de nombreuses personnalités politiques. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, était également là, bouquet de fleurs à la main. Un geste remarqué, au regard des tensions passées entre les deux figures libérales. Sophie Wilmès l’avait publiquement critiqué, estimant qu’il manquait de nuance et de hauteur dans ses prises de position.

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RTL info

À peine la cérémonie terminée, Georges-Louis Bouchez quittait les lieux, officiellement pour rejoindre une séance plénière. Interpellé par nos soins un peu plus tard dans les couloirs du Parlement, il s’est voulu apaisant : « Il n’y a jamais eu de problème personnel. Si j’ai dû partir vite, c’est parce que je devais parler au Premier ministre. Et je peux vous dire une chose : je préfère qu’elle soit dans mon parti que n’importe où ailleurs. »

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