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Le Premier ministre Bart De Wever a suggéré mardi aux députés de la commission de l’Intérieur de la Chambre d’attendre l’audition d’Annelies Verlinden avant de se prononcer plus en avant sur le dossier I-Police. Mais, « si les auditions démontrent qu’il y avait une relation préférentielle entre la ministre et Sopra Steria, la question deviendra extrêmement relevante », a-t-il averti. En attendant, elle a « mon plein soutien en tant que ministre dans le gouvernement ». Selon le Premier ministre, les propos tenus par l’opposition relèvent davantage de l’intention de « créer une atmosphère. »
L’ancienne ministre de l’Intérieur, actuellement titulaire du portefeuille de la Justice, est sous le feu des critiques concernant sa gestion du dossier I-Police. Sous son ministère, l’entreprise informatique française Sopra Steria a décroché ce projet d’informatisation de la police, qui a coûté des millions sans résultat. L’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a décidé en décembre dernier d’abandonner le projet. Le week-end dernier, la presse révélait que la ministre CD&V, avant de devenir ministre de l’Intérieur en 2020, était avocate pour Sopra Steria.
S’exprimant pour la première fois publiquement sur ce dossier, Bart De Wever a affirmé avoir proposé l’arrêt du projet dès les négociations de formation du gouvernement Arizona. « On est parvenu à un compromis », à savoir procéder à une évaluation. Et « l’évaluation a démontré que j’avais bien raison et que c’était un échec », a déclaré le Premier ministre.
Bart De Wever a lourdement chargé le gouvernement précédent et, en séance, les députés d’opposition des partis qui ont participé à la coalition Vivaldi.
















