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À Bièvres, la chasse aux frelons asiatiques est ouverte grâce à des balises GPS miniatures à placer sur ceux-ci

par RTL info avec Lisa Saint-Ghislain
Avec le printemps qui arrive, les frelons asiatiques vont être de plus en plus nombreux. Pour tenter de ralentir leur progression, la commune de Bièvre a investi dans des traceurs GPS pour repérer puis détruire les nids. Les apiculteurs de la région se forment donc pour utiliser cette nouvelle technologie.

Hugo Delogne est apiculteur. Armé d’un capteur en forme de pistolet, il chasse le frelon asiatique. Lorsqu’il s’approche d’un frelon préalablement marqué au moyen d’un traceur GPS, le capteur s’active. Il nous montre ce traceur, pas plus long qu’une demi-phalange. « C’est une balise pour placer sur le frelon » capturé, explique-t-il. « Et alors, on relâche le frelon et puis on peut le suivre avec un capteur, une antenne ou bien une application sur un téléphone. »

L’objectif et ainsi de repérer les nids pour les détruire, car ils sont de plus en plus nombreux dans la région. « Depuis une paire d’années, ça a quand même une évolution assez catastrophique. Surtout l’année 2025, là tout le monde a été impacté, tout le monde a perdu des ruches. Certains les ont perdues presque toutes, comme moi par exemple. Il m’en reste seulement une sur sept », témoigne-t-il.

La commune de Bièvre a donc décidé de former ses apiculteurs à cette nouvelle technologie. Coût pour la commune : un peu moins de 3.000 euros. Une dépense nécessaire selon Michaël Modave, le bourgmestre. « L’an dernier, on a été sensibilisés à la problématique du frelon par nos apiculteurs. Donc pour eux, ce sont des pertes. Il y a également tout un impact sur la biodiversité de manière générale qui est quand même important et également aussi un risque au niveau des habitants, tout simplement. »

Un prédateur qui n’a pas de prédateur
Pierre Martin, chargé de mission au parc naturel de l’Ardenne méridionale

Comme son nom l’indique, le frelon asiatique ne vient pas d’ici. Il est arrivé chez nous par accident et il est une espèce exotique envahissante. « Le problème pour notre biodiversité locale, en Belgique, c’est que c’est un prédateur qui n’a pas de prédateur », explique Pierre Martin, chargé de mission au parc naturel de l’Ardenne méridionale.

« Donc il ne va pas se réguler, il continue à se développer très vite et son impact sur les insectes locaux notamment, est assez important. On a estimé qu’un nid de frelons peut dévorer en moyenne entre 10 et 11 kilos d’insectes par an », détaille-t-il.

Pour être pleinement efficace, le traceur GPS doit être combiné à d’autres outils, comme des pièges, distribués aux habitants.

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