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Depuis ce mardi soir et jusqu'à demain, 22 heures, la circulation des trains est donc fortement perturbée, en Belgique à cause d'une grève de 48 heures, que les syndicats estiment "réussie". Ses impacts ont toutefois été limité. La plupart des navetteurs avaient, clairement, pris leurs dispositions.
En gare de Guillemin, le début de journée était assez classique. Sauf qu'avec les perturbations, le train de Cyril a 20 minutes de retard: "On part un peu plus tard que prévu, on espère avoir les correspondances pour rentrer en Suisse, mais sinon, ça va. On a connu pire", rassure-t-il.
La grève annoncée a forcé les navetteurs à trouver des alternatives, comme partir plus tôt. Ils ont pu aussi compter sur le service minimum qui a été assuré. Ce mercredi, les lignes principales étaient réduites de moitié. Celles qui circulaient en heure de pointe sont annulées.
À Bruxelles, certains se sont pourtant laissés surprendre. "À défaut de prendre le train rapide qui fait Bruxelles-Francfort, je vais devoir aller à Liège et puis de là, aller à Aix-la-Chappelle", nous explique un voyageur.
Une restructuration prévoit la suppression de 250 postes. Ce sont des cheminots à bout et sous pression qui manifestent devant la gare de Guillemin. Ils regrettent l'absence de considération et le fait qu'on leur demande toujours plus de productivité : "Ça se répercute, par exemple, sur le taux d'absentéisme qui a explosé et ce sont autant de trains qui sont supprimé derrière", précise Marc Eyen, secrétaire permanent CSC Transcom.
"Ce qu'on veut, c'est d'abord faire fonctionner l'entreprise comme elle se devrait. C'est-à-dire, ne pas supprimer de trains comme on le fait tous les jours, par manque de personnel et pour d'autres raisons", déclare Laurent Brock, secrétaire permanent CGSP Cheminots.
La grève se poursuit jusque ce jeudi, 22h, avant un deuxième round, début décembre.
La situation ce mercredi soir
La Gare du Nord, à Bruxelles, est d'habitude très fréquentée pendant les heures de pointe. Ce soir, il y a un peu moins de monde, constate notre journaliste Romain Mayez, "mais ce n'est pas le calme plat". Malgré la grève, des trains circulent. "Les lignes qui sont desservies étaient affichées à l'avance et cela a pu donner un avantage aux navetteurs pour mieux s'organiser", rapporte-t-il.
Les voyageurs ont pris leurs dispositions et par conséquent, "tout s'est parfaitement bien passé aujourd'hui".
À quoi s'attendre pour jeudi ?
La situation sera tout à fait similaire à celle d'aujourd'hui. Selon la SNCB, un train IC sur deux circulera. Seuls 40% des trains S et L circuleront, donc deux sur cinq. En ce qui concerne les trains P, presque aucune ligne ne sera assurée.
Concrètement, la grève durera jusqu'à jeudi 22h, mais il faudra attendre vendredi matin, avant de voir le trafic ferroviaire totalement rétabli.


















