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Dix communes concernées : une étude révèle une surexposition aux PFAS dans le Hainaut et le Brabant wallon

par RTL info avec Belga
Une étude de l’Issep révèle que certains habitants du Hainaut et du Brabant wallon présentent des concentrations en PFAS supérieures à la moyenne wallonne. Les populations desservies par la conduite d’eau Feeder du Hainaut sont particulièrement concernées, avec un risque accru pour les adultes de 40 à 59 ans, tandis que d’autres sources d’exposition, comme l’alimentation ou les cosmétiques, pourraient également contribuer à ces niveaux élevés.

Une partie de la population du Hainaut et du Brabant wallon présente des concentrations en PFAS plus grandes que le reste de la population wallonne, selon les résultats d’une étude réalisée par l’Issep (Institut scientifique de service public).

Au printemps et à l’été dernier, l’Institut a effectué une campagne de biomonitoring auprès de citoyens pour lesquels on s’interrogeait sur une éventuelle exposition aux PFAS via l’eau de distribution alimentée par la conduite Feeder du Hainaut.

Dix communes hennuyères et brabançonnes sont ou ont été alimentées, totalement ou partiellement, par cette conduite d’eau de grand gabarit : Braine-l’Alleud, Braine-le-Château, Braine-le-Comte, Ecaussinnes, Ittre, Le Roeulx, Seneffe, Soignies, Tubize et Waterloo.

L’étude a notamment confirmé la tendance selon laquelle les PFAS s’accumulent dans le corps au cours de la vie puisque les personnes plus âgées étaient les plus imprégnées.

L’analyse révèle également que 6 à 9 % des participants dépassent le seuil de 20 μg/l pour la somme de plusieurs PFAS (somme NAS), valeur de référence sanitaire retenue par le Conseil Scientifique Indépendant, au-delà duquel le risque d’effets indésirables sur la santé est accru.

« Comparée à la population générale wallonne, la population du Feeder du Hainaut apparaît plus imprégnée en PFAS, particulièrement en PFHxS, où les concentrations sont de 3,5 à 6 fois plus élevées, selon les zones et les classes d’âge considérées. Pour le PFOA, l’imprégnation est 1,3 à 2 fois plus importante dans certaines classes d’âge, tandis que les imprégnations en PFOS restent globalement similaires à celles observées en Wallonie », détaille l’Issep dans un communiqué.

Ces différences d’imprégnation suivant le composé PFAS mesuré indiquent que l’eau constitue une source d’exposition mais n’explique pas à elle seule les imprégnations en PFAS observées. « D’autres sources, reconnues comme voies possibles d’exposition dans la population générale, doivent également être considérées telles que l’alimentation, l’utilisation de cosmétiques ou certains textiles… À ce stade, aucun lien scientifique n’a pu être établi entre les niveaux d’imprégnation observés et les probables sources d’exposition.

L’étude, que l’Issep considère comme un « signal sanitaire », met en évidence une surexposition en PFAS des habitants des dix communes concernées par rapport à la population wallonne. Ceux vivant dans une zone qui n’est plus desservie par le Feeder présentent un écart un peu moins prononcé. Les adultes, et particulièrement la classe d’âge 40 à 59 ans, sont les plus concernés par les dépassements des valeurs-seuils santé.

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