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Les interventions pour une chasse d’eau qui coule sont un grand classique pour Laurent Lemmens, plombier chauffagiste : « Ici, on a deux choses à vérifier, le joint de la cloche et votre flotteur », explique-t-il à un client.
Quelques pièces à changer, pour un problème qui est, dans la grande majorité des cas, mineur. « Une fois sur deux c’est le joint qui est défectueux. Dans ce cas, c’est une histoire de quelques euros. Sinon ça peut aussi être le flotteur qui stoppe l’eau. Si on doit remplacer cette pièce, c’est quand même 50 euros, mais ça reste raisonnable », explique Laurent Lemmens.
Des interventions forfaitaires
Pour une heure de travail, une telle intervention devrait donc vous coûter jusqu’à 150, voire 200 euros TVA comprise, en fonction du coût du déplacement.
Autre demande régulière : une chaudière à l’arrêt. Et là encore, le prix peut être forfaitaire. Laurent Lemmens énonce différents scénarios : « On va tourner entre 150 et 200 euros pour un forfait de dépannage. Après, si on a éventuellement une pièce à remplacer, la première intervention sera surtout en diagnostic, et on va repasser par après avec la bonne pièce et le remplacement. »
Cette fourchette de prix est également appliquée par Yves Binon, administrateur délégué de « Binon et Fils », qui exerce dans le Hainaut. Selon lui, « une baignoire qui fuit, un évier bouché, tout dépend du temps de l’intervention. Si on ne reste qu’une heure, ça coûte une centaine d’euros, pour déboucher l’évier. »
« Maintenant, s’il y a des tuyaux cassés, il faut souvent faire intervenir les assurances et donc ça nécessite un devis. Les assurances sont attentives à tout ce qu’on demande, notamment aux prix du déplacement, de la main-d’œuvre, etc. », nuance Yves Binon.
Attention aux arnaques dans l’urgence
Comptez 70 euros, TVA comprise, pour chaque heure supplémentaire d’intervention. Des prix qui bien souvent doublent le week-end et les jours fériés. Mais attention aux plombiers disponibles bien trop facilement. « Bien des gens viennent vous dépanner le week-end, vous leur donnez autant, c’est bon, et pas de papier, rien du tout, donc vous n’avez aucune preuve de ce que vous avez donné », alerte Yves Binon.
« Je pense que comme un médecin, il faut avoir un plombier, un chauffagiste de famille, qu’on sait qu’on peut appeler à tout moment. Maintenant, ce n’est pas toujours évident de trouver quelqu’un qui travaille 7 jours sur 7 », affirme-t-il.
L’impatience des clients est souvent ce qui les rend plus vulnérables aux arnaques : « Le client veut tout, tout de suite, et c’est là où il se fait avoir par des sociétés malhonnêtes », déplore Laurent Lemmens. « Un bon plombier chauffagiste, il a du travail, donc c’est rare qu’il puisse intervenir dans la journée. À moins qu’il y ait vraiment une intervention, une fuite de gaz ou un risque de mort, mais pour un évier qui est bouché ou une chasse qui coule, on n’est pas à un jour près », souligne-t-il.
Une règle d’or pour éviter les arnaques : ne jamais régler en liquide le jour même de l’intervention, et attendre la facture que l’on va pouvoir analyser avant tout versement.


















