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Grève sur le rail les 5, 10 et 12 février : le Conseil d’État tranche et ferme la porte au recours en urgence des syndicats

par RTL Info avec Belga
Le Conseil d’État a refusé de suspendre en extrême urgence la décision de HR Rail de rejeter un préavis de grève déposé par les syndicats ferroviaires pour février 2026. La haute juridiction estime que la condition d’urgence nécessaire pour une telle procédure n’est pas remplie.

Le Conseil d’État a rejeté, dans un arrêt rendu mercredi, la demande de suspension d’extrême urgence de la décision de HR Rail de ne pas accepter le préavis de grève introduit par les syndicats pour les 5, 10 et 12 février 2026.

Il juge que la condition de l’urgence, légalement prescrite pour recourir au référé administratif, n’est pas rencontrée. « Les requérants n’exposent pas concrètement les éléments factuels établissant qu’ils seraient dans l’impossibilité d’exercer leur droit de grève », indique le Conseil d’État.

Selon l’arrêt, « le seul risque invoqué par les requérants de sanctions disciplinaires et de mesures administratives, si les travailleurs devaient participer aux trois jours de grève en dépit du refus de préavis, n’est ni exposé ni expliqué concrètement dans la requête. »

Les syndicats des cheminots ont déposé le 26 janvier dernier un préavis de grève de trois jours. Le préavis a toutefois été refusé par HR Rail. Selon l’employeur juridique du personnel de la SNCB et d’Infrabel, cette nouvelle action est « disproportionnée et irresponsable », intervenant moins d’une semaine après cinq jours de grève. La société dénonçait notamment l’absence de concertation préalable et d’activation de la procédure de sonnette d’alarme.

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