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Scroller pendant de longues minutes et enchaîner les publications au contenu souvent très léger : une pratique que veulent réguler nos gouvernements, la ministre des médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant et la ministre du Numérique au fédéral, Vanessa Matz.
« Le plus souvent entendu, c’est 15 ans. On entend aussi des professionnels de la santé qui parlent en général, de 15 ans. Moi j’ai souhaité que ce débat puisse se mener au Parlement », a d’ailleurs expliqué Vanessa Matz. Le Parlement fédéral va donc devoir fixer un âge et aussi légiférer pour contraindre.
Authentification numérique
« Mais surtout, ce que je leur ai demandé, c’est qu’une fois qu’on a déterminé un âge, on doit faire respecter cette règle. On ne peut pas juste être dans l’énoncé de dire on aimerait que les jeunes n’aillent pas sur les réseaux sociaux avant 15 ans. Il faut une question de vérification de l’âge par une authentification numérique et on a tous les atouts d’expertise ici en Belgique pour le faire », continue-t-elle.
Une loi d’ici la fin de l’année pour imposer de s’identifier grâce à une application : il en existe plusieurs sur le marché, comme celle du portail fédéral MyGov ou la plus utilisée pour le moment en Belgique, Itsme. Une loi belge pour interdire avant 15 ans et imposer au Snapchat, TikTok, Instagram et autres de vérifier l’âge. Une bonne idée pour les parents et même pour les jeunes adultes.
L’Europe doit fixer le cadre
« 15 ans, car en dessous, ils n’ont pas la référence de pouvoir savoir s’ils sont en danger ou pas et de savoir avec les personnes avec qui ils parlent, si c’est bon ou pas », « À partir de 14 ans. Je pense qu’ils ont un petit peu la maturité, plus ou moins, avec bien sûr un suivi des parents », « Il faut pouvoir être critique par rapport à ses réseaux sociaux et ne pas tout prendre au premier degré. Je pense qu’effectivement, la maturité vers 16 ans est acquise », entend-on, entre autres, dans nos rues.
La Belgique peut avancer seule, sauf que tous ces réseaux sont basés en Irlande et échappent au droit belge. C’est donc à l’Europe de fixer le cadre.
« Si certains pays veulent aller plus loin, l’Europe leur a dit, notamment à la France, ‘allez-y mais pas en notre nom, en votre nom’. Bonne chance pour essayer d’avoir une mesure à 15 ans dans tel pays, avec interdiction etc. Tout ça sur un territoire européen, ça va être très compliqué. Les plateformes ne se laisseront évidemment pas faire », estime Xavier Degraux, spécialiste du numérique.
Sauf que l’Europe avance très lentement. Pas de législation annoncée avant 2027.















