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Face au problème de santé «majeur» que constitue l’amiante, encore largement présent dans le bâti régional, la Wallonie entend sécuriser la filière de recyclage, simplifier administrativement les chantiers et surtout préparer la mise en place d’un inventaire progressif de l’amiante.
Bien qu’interdit depuis 2002, l’amiante reste autorisé dans les bâtiments jusqu’à la fin de vie utile des matériaux concernés. On estime à environ 2 millions de tonnes d’amiante lié et 300.000 tonnes d’amiante non lié encore présents en Wallonie.
Concrètement, les mesures présentées ce jeudi visent notamment à sécuriser la filière de recyclage des déchets inertes via la révision des normes environnementales applicables aux granulats recyclés, la formation des préleveurs et l’agrément des laboratoires d’analyse.
Point d’info pour les citoyens
Le gouvernement travaille également à une simplification administrative grâce au remplacement du permis d’environnement par une déclaration de classe 3 pour certains chantiers de désamiantage sans diminution des exigences environnementales.
Un guichet unique «amiante», c’est-à-dire un point central d’information pour les citoyens, les administrations et les entreprises, verra en outre le jour.
Les autorités régionales préparent enfin la mise en place d’un inventaire progressif de l’amiante avec le diagnostic amiante obligatoire avant vente, location ou travaux. Une base de données authentique des certificats verra également le jour. Les concertations sur le sujet débuteront en cette fin d’année, avec l’ambition d’avancer de manière significative en 2026, a indiqué le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters.
«L’amiante est un ennemi tant pour la santé que pour l’environnement. Aujourd’hui, ce matériau reste présent dans le bâti wallon et dès lors, nous choisissons d’aller plus loin vers son traitement et son élimination», a-t-il conclu.



















