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Détecter, identifier et intercepter les drones. Voici la mission que se sont confiée les membres du gouvernement au sortir du Conseil national de sécurité. Depuis, des mesures à court terme ont bien été adoptées. L’acquisition de blaze, ces drones chargés de neutraliser les drones ennemis.
« Une fois en vol, il va détecter le drone à détruire et grâce à une intelligence artificielle sur l’ordre bien évidemment du militaire qui le commande, va se diriger en complète autonomie vers le drone à détruire », explique Gaétan Powis, journaliste défense pour Air&Cosmos.
Attendus avant 2026, la défense ne dévoile pas le nombre de blaze commandés, mais promet une utilisation strictement réglementée pour éviter les dommages collatéraux.
« Le contexte est toujours très important, souligne Alexandre Papy, Lieutenant-Colonel et professeur à l’École Royale Militaire. On ne va pas utiliser les mêmes technologies quand on est en Belgique et qu’on va défendre, mettons les institutions européennes au-dessus de Bruxelles. » Il faut une réponse proportionnée entre « la menace et les effets liés à l’utilisation d’un système anti drones », ajoute-t-il.
Autre mesure à court terme : l’élargissement du N.A.S.C à l’échelle du pays. Ce centre de contrôle pour une surveillance aérienne en temps réel effective dès le 1ᵉʳ janvier, mais aussi l’acquisition de systèmes de brouillage plus performants. Ils devraient arriver dans les prochains mois.
« La plupart des systèmes de brouillage actuels servent à littéralement casser le lien entre le pilote et le drone et il faut pouvoir brouiller sur de plus larges capacités, explique Gaétan Powis, journaliste défense pour Air&Cosmos. Par exemple les signaux GPS, mais en faisant bien évidemment attention au trafic aérien ou aux voitures environnantes ».
Et puis, il y a les intentions du gouvernement, comme celle de rendre obligatoire l’identification des drones, et pas seulement celle des pilotes. Une mesure prévue par le ministre de la Mobilité. Mais loin d’être effective.
« La directive européenne ne permet que l’enregistrement des pilotes et pas des drones. Nous rencontrons l’Agence pour la sécurité aérienne cette semaine. L’objectif est de faire évoluer la législation européenne en la matière », indique le cabinet de Jean-Luc Crucke.
Enfin, la défense belge prévoit d’acquérir des systèmes anti-aériens néerlandais d’ici 2027. Un bouclier antimissile qui dépasserait largement la menace des drones.


















