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On ne parle que d’eux depuis plusieurs semaines. Les agents de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, sont en effet au cœur de l’actualité après les dramatiques décès de Renee Nicole Good il y a deux semaines et, plus récemment, d’Alex Pretti.
Si les agents de l’ICE quittent progressivement Minneapolis dès ce mardi, à l’initiative du maire démocrate de la ville, on va très rapidement avoir affaire à eux… en Europe. En effet, à quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, on apprend, selon le quotidien Il Fatto Quotidiano, que des agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) pourraient participer au dispositif de sécurité des Jeux.
Déjà présente
Une information attribuée à un porte-parole, qui affirme que le service d’enquête de l’ICE (HSI) soutiendra la sécurité diplomatique américaine tout au long de l’événement : « Aux Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) de l’ICE soutiendra le Service de sécurité diplomatique du département d’Etat américain, ainsi que le pays hôte, afin d’évaluer et d’atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales », a déclaré l’agence dans un communiqué.
L’ICE est déjà présente en Italie depuis 2003 via un bureau situé à l’ambassade des États-Unis à Rome, rappelle le journal. Washington dispose par ailleurs de nombreux bureaux similaires à travers le monde, en coopération avec des forces de police étrangères.
« Bien évidemment, l’ICE ne mène pas d’opérations en matière d’immigration à l’étranger », a précisé l’agence. Et « toutes les opérations de sécurité restent placées sous l’autorité de l’Italie ».
Minimisation
Les autorités italiennes ont d’abord nié la présence d’agents de l’ICE, puis ont tenté d’en minimiser le rôle, suggérant qu’ils n’aideraient qu’à assurer la sécurité de la délégation américaine. Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio doivent assister à la cérémonie d’ouverture à Milan le 6 février.
Lundi, le ministre italien de l’Intérieur Matteo Piantedosi a souligné que « l’ICE en tant que telle n’opérera jamais en Italie, car la gestion de l’ordre public, de l’immigration et de la sécurité relève de nos forces de police ». « Si jamais, de façon tout à fait hypothétique, devaient arriver des unités isolées appartenant à des organismes de sécurité américains, elles seraient de toute façon déployées de manière fonctionnelle et non opérationnelle », a-t-il déclaré aux médias italiens.
« Milice qui tue »
Dans la foulée de l’officialisation de cette venue, le maire de la capitale économique italienne a déclaré que les agents « ne sont pas les bienvenus à Milan ». « Il est clair qu’ils ne sont pas les bienvenus à Milan, il n’y a aucun doute », a affirmé Giuseppe Sala sur la radio RTL 102.5, estimant que la présence durant les JO de Milan-Cortina de cette « milice qui tue » et « entre chez les gens en s’autodélivrant l’autorisation » était un « problème ».













