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En salade ou en croquette, les crevettes grises sont un incontournable de la gastronomie belge. Pourtant, de nombreux gourmets se détournent de ce produit iconique. En cause : des prix rédhibitoires.
« Je n’en achète plus, elles sont beaucoup trop chères », « Très rarement, c’est assez cher », peut-on entendre de la part de clients autour d’une poissonnerie. Plus de 90€ le kilo pour les crevettes décortiquées, soit deux fois plus cher qu’il y a trois ans.
« On sent la différence »
Christophe Derie, poissonnier, en est le premier désolé. « On en vend encore car il subsiste une clientèle qui aime se faire plaisir et qui en a les moyens. Mais on en vend quand même moins, on sent la différence », explique-t-il.
Pour comprendre cette hausse spectaculaire, direction un grossiste spécialisé en produits de la mer. Ici, près de 200 kg de crevettes sont écoulés chaque semaine, mais il est devenu plus compliqué de se procurer le précieux crustacé. « Beaucoup de bateaux ne sont plus en ordre, plus de 80 doivent arrêter et ne peuvent plus pêcher, alors qu’ils en pêchent 20 tonnes par semaine », constate ce grossiste.
Influence du dérèglement climatique
À ce problème, s’ajoute une raréfaction des crevettes grises en mer du Nord. En effet, le dérèglement climatique entraîne un réchauffement de l’eau et une multiplication des prédateurs des crevettes.
En ce début d’année, les prix se stabilisent mais une nouvelle augmentation est à prévoir cet été… alors que la demande repartira à la hausse.
















