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Apparu au printemps 1983 dans les pages du Soir, Le Chat reste fidèle à lui-même dans le 24e album ("Le Chat et les 40 bougies") qui sort le 11 octobre prochain: de l'humour sous toutes ses facettes, absurde, incisif ou noir. Le matou quadragénaire ne semble avoir de grisonnant que son teint, la verve est bien intacte.
L'aventure chez Casterman débute trois ans après la naissance. Le créateur du Chat, Philippe Geluck, a en effet d'abord essuyé un refus de la part du directeur éditorial de l'époque, ce dernier prétextant que les livres d'humour avaient très peu de succès en librairie. Jeudi, c'est à Bruxelles, dans les bureaux de la maison d'édition, que Benoît Mouchart, l'actuel directeur éditorial, a salué la détermination et la fidélité de Philippe Geluck à l'égard de Casterman. "Tu es l'auteur vivant qui a vendu le plus de livres chez nous", a-t-il résumé. Le Chat, c'est en effet au minimum 200.000 exemplaires vendus par album pour 15 millions de ventes cumulées au travers des 23 premiers numéros et best-of.
Pour cet anniversaire, le 24e opus compte 64 pages au lieu des 48 habituelles. L'album qui comprend "un zeste de scatologie", reconnaît son auteur, ne propose que des gags inédits, Le Chat n'étant plus publié dans des parutions chroniques (journaux, magazines...) depuis plusieurs années.
Religion, environnement, alcool, santé publique..., Le Chat n'épargne rien et certainement pas son créateur, sur la qualité de ses gags notamment. Si Philippe Geluck concède que l'un ou l'autre de ses dessins est un peu de mauvais goût, il ajoute que cela ne fait que renforcer la qualité d'autres de ses trouvailles. Une belle manière de retomber sur ses pattes, comme son (anti)héros.



















