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Un smartphone « incassable » et avec 2 jours d’autonomie pour 400€ : à quel point le Honor Magic8 Lite tient-il ses promesses ?

par Mathieu Tamigniau
En ce début d’année 2026, Honor renouvelle son milieu de gamme avec une promesse forte : en finir avec la peur de la panne sèche et de l’écran brisé. Avec son Magic8 Lite, le constructeur chinois propose un smartphone tout terrain déguisé en objet au design soigné, misant tout sur une batterie titanesque et une résistance à toute épreuve.

Je vous le dis souvent : c’est en se démarquant sur des capacités particulières que les marques « challengeuses » (donc toutes sauf Apple, Samsung et Xiaomi qui sont bien installés) vendent le plus de smartphones. On évoque peu Honor en Belgique, car l’entreprise chinoise, héritière désormais lointaine du savoir-faire de Huawei, y était plutôt discrète ces dernières années, se limitant au début à la boutique de l’opérateur Orange. Mais les ambitions ont changé, et on peut désormais trouver ces alternatives Android un peu partout dans notre pays. Y compris entre mes mains, qui ont voulu mettre à l’épreuve les capacités de résistance élevées communiquées par l’entreprise.

Un dos « marbré » original, tout comme l’îlot de capteurs photo
Un dos « marbré » original, tout comme l’îlot de capteurs photo - RTL info

Magic8 Lite, 399€

J’ai laissé de côté pour le moment le très ambitieux Magic8 Pro pour le moment (1.099€), pour me concentrer sur la version Lite qui, comme souvent avec les marques chinoises, n’a rien à voir avec son aîné (son prix est d’ailleurs de 399€, soit près d’un tiers). C’est pourtant cette version, allégée au niveau des performances et des capacités photos, qui se démarque très concrètement pour le grand public, avec une promesse de durabilité inédite (batterie XXL et résistance en tous genres).

À quel point son écran est-il résistant ?

Sur le papier, les promesses du Magic8 Lite sont belles. Malgré une finesse surprenante (7,8 mm), un design moderne aux bords plats et un dos « tuné » avec effet marbré, le smartphone affiche des certifications impressionnantes : IP69K, ce qui signifie qu’il résiste non seulement à l’immersion, mais aussi aux jets d’eau haute pression et aux températures extrêmes. Honor a également renforcé la structure interne avec un fluide spécial absorbant les chocs, promettant une résistance aux chutes jusqu’à 2,5 mètres.

Au test de la fourchette, l’écran est sorti avec un petit impact
Au test de la fourchette, l’écran est sorti avec un petit impact - RTL info

Et dans les faits ? Lors d’un évènement presse, des journalistes ont pu s’amuser à couper une pomme avec un couteau affûté, utilisant l’écran du Magic8 Lite comme planche. Pas de trace résiduelle. Pas plus lorsque j’ai coupé un œuf dur en deux, sans appuyer trop fort sur la lame (pas nécessaire). J’ai même vu TF1 s’amuser à faire tomber une boule de pétanque et à « forer » l’écran, sans constater de fissure.

Cependant, pour aller plus loin dans le concept de la cuisine, j’ai pris une fourchette pour griffonner l’écran, comme je le ferais avec un stylet. Résultat : une microblessure, comme un très petit impact, que j’ai du mal à expliquer (ce n’est pas une griffe, mais il y a clairement un petit dégât, voir le petit cercle ci-dessous). Je l’ai ensuite frotté avec le cadre métallique d’un autre smartphone, toujours sans forcer, et des petites griffes demeurent :

honor1.jpg
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Conclusion : vous avez bien un écran en « verre trempé » résistant aux chutes de 2,5 mètres, ce qui est sans doute le plus important. Car je l’ai lâché plusieurs fois (sur une terrasse en bois exotique presque gelée, je n’ai pas le cœur à tenter le macadam et constater les coups inévitables au châssis), et il est toujours en pleine forme. Ne craignez pas l’écran fendu ou brisé, même en le malmenant…

Mais une résistance aux chutes est différente d’une résistance aux griffes. Il n’est donc pas insensible à certaines attaques métalliques, même légères, qui laisseront des griffes ou des petits impacts. Je peux supposer que des clés dans un sac à main, à côté de ce smartphone, pourraient à la longue laisser des traces. Ceux qui ne supportent pas ça devront apposer un film protecteur, renouvelable lorsqu’il est trop abîmé.

À part l’autonomie monstrueuse, à quoi s’attendre ?

L’autre argument massue du Magic8 Lite, c’est sa batterie de 7500 mAh basée sur la technologie silicium-carbone. Concrètement, le smartphone d’Honor a tenu près de 30h en usage mixte continu, ce qui est énorme. Pour l’utilisateur basique, cela se traduira sans souci par deux jours d’utilisation sereine sans avoir à le brancher. Unique revers de la médaille : avec la charge filaire à 66 W (chargeur non fourni), il faut compter un peu plus d’une heure pour retrouver les 100 %

Un tas d’applications plus ou moins préinstallées...
Un tas d’applications plus ou moins préinstallées... - RTL info

Performances en hausse, photo en retrait

L’écran est réussi, avec une fluidité et une apparence flatteuse. Sous le capot, le processeur Snapdragon 6 Gen 4 associé à 8 Go de RAM offre une fluidité parfaitement raisonnable pour le quotidien et permet même de jouer confortablement, ce qui n’est pas toujours le cas dans cette gamme de prix. Le téléphone tourne sous Android 15 avec la surcouche MagicOS 9. Elle est plutôt riche en fonctionnalités d’intelligence artificielle, plus ou moins utiles comme d’habitude (résumé de texte, gomme magique photo) ; elle promet 6 ans de mises à jour, mais elle est envahie d’applications maisons parfois encombrantes (un magasin d’app, une communauté Honor, etc), et d’un tas d’applis en partie pré-installées ou « suggérées par l’IA » – qui sont simplement des sources de revenus supplémentaires pour Honor.

La seule vraie limite de cet appareil, c’est la partie photo. Le capteur principal de 108 MP s’en sort correctement de jour, mais montre rapidement ses limites en basse lumière (lissage, couleurs fades). L’ultra grand-angle de 5 MP est, quant à lui, anecdotique et décevant, manquant cruellement de netteté.

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