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« Avec Stéphanie, nous nous sommes rencontrées lors d’une formation de coaching », raconte Leslie Griess. « On s’est vite rendu compte qu’on avait vécu les mêmes difficultés pendant nos grossesses : la solitude, le manque de soutien au travail, le retour compliqué après le congé maternité. » De ces constats partagés naît en 2024 le projet Active MOM, un espace d’échanges et d’ateliers autour de la parentalité. En 2025, les deux fondatrices professionnalisent leur démarche et collaborent avec des entreprises, des communes ou encore la Ligue des familles. Une ASBL doit voir le jour début 2026.
Accompagner sans juger
Les ateliers s’adressent « aux mamans, mais aussi aux papas », explique Leslie Griess. « Nous recevons des futurs parents, parfois en fin de grossesse, et des familles jusqu’à l’adolescence des enfants. » L’objectif : rompre l’isolement et offrir un espace d’écoute. « Même entourés, beaucoup de parents n’osent pas parler de leurs difficultés. »
Parmi les maux récurrents, la coach évoque la charge mentale, souvent encore supportée « à 70 % par les mères », indique Leslie Griess, et la difficulté de concilier vie privée et vie professionnelle.
Lâcher prise face à la pression sociale
Pourquoi la parentalité semble-t-elle aujourd’hui si complexe ? Pour Leslie Griess, le problème vient de la pression croissante : les femmes travaillent plus qu’avant, mais on attend d’elles qu’elles soient des mères parfaites. Et les réseaux sociaux n’arrangent rien. On y voit des parents « positifs » où tout paraît simple. Pour contrer cette idéalisation, Active MOM invite au lâcher prise : « L’idée, c’est d’accepter qu’on fait du mieux qu’on peut et de se rendre compte que tout n’est pas rose partout. »
Sensibiliser aussi les entreprises
Active MOM intervient également dans les entreprises. « Nous leur expliquons qu’un meilleur accompagnement des parents, c’est aussi un gain de fidélité et de bien-être pour leurs équipes », souligne Leslie Griess. La coach met en garde contre le lien entre manque de flexibilité et turnover : « Beaucoup de parents changent de travail après une naissance parce qu’ils ne trouvent pas d’équilibre. » Elle rappelle aussi que le burn-out parental, encore mal reconnu, « n’est pas nouveau, mais mieux identifié aujourd’hui ».
















