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Un ado sur cinq dit « ne pas aller bien », selon une enquête de l’ONE : « Un véritable problème de santé publique »

Par RTL info avec Martin Buxant
Après l’enquête « parlons enfance » réalisée auprès de 10.000 participants et 90.000 contributions, un constat semble alarmant. 21 % des adolescents disent ne pas se sentir « bien », ou « pas bien du tout ». Déborah Dewulf, administratrice générale de l’ONE (Office national de l’enfance), était l’invitée de 7h50, et réagit à ces chiffres.

La santé mentale des jeunes est au cœur des débats, et une enquête de l’ONE montre qu’un adolescent sur 5 ne se sent « pas bien ». Déborah Dewulf, administratrice générale de l’Office national de l’enfance évoque les raisons de ce mal-être. « Je pense que c’est un véritable problème de santé publique. On voit que la santé mentale des jeunes est vraiment en crise. Ils ne se sentent pas entendus, pas reconnus », explique-t-elle.

Elle poursuit en pointant du doigt une autre raison. « Ils sont en crise de confiance par rapport à l’actualité, par rapport au monde de demain, et quand on écoute les infos, on ne peut pas leur en vouloir », explique-t-elle.

« Une génération post-covid »

Cette génération d’adolescents a vécu la période Covid, et pour Déborah Dewulf, cela joue. « Il y a une rupture de projection vers l’avenir. Il ne faut pas oublier que c’est une génération post-covid, qui a été pendant plusieurs années, avec des libertés diminuées », détaille l’invitée. Pour elle, les réseaux sociaux jouent également un rôle majeur dans ce mal-être.

« Tout se passe dans les réseaux sociaux, je pense qu’il faut accompagner. Il faut leur expliquer que ce n’est pas la vraie vie, il faut avoir un vrai décryptage de ce qu’il s’y passe ». Avant de rappeler la responsabilité des parents dans ce message : « C’est aux parents de pouvoir apprendre aux enfants à décrypter ce qu’il se passe sur les réseaux ».

L’ONE est-il pour l’interdiction des réseaux sociaux aux enfants, comme ça a été récemment fait en Australie ? « Il faut en tout cas réguler, avoir une vraie réflexion par rapport aux réseaux sociaux et à l’exposition à l’écran ».

De plus, l’enquête démontre qu’un ado sur cinq ne se voit pas avoir des parents. « De tout temps, cela a existé, mais la crise de confiance en l’avenir n’aide pas : ils voient que les parents triment. Ils se disent que si c’est pour être comme ça, ils ne le feront pas ».

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