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La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), souhaite encourager le retour volontaire des Syriens et compte le faire en augmentant l’aide à la réintégration qui leur est accordée.
La ministre Van Bossuyt participe ce jeudi au Conseil européen informel Justice et Affaires intérieures à Chypre. Le retour des Afghans et des Syriens dans leur pays d’origine figure à l’ordre du jour. En amont de ce Conseil, Van Bossuyt annonce vouloir stimuler le retour volontaire des Syriens. Le régime d’Assad étant tombé depuis plus d’un an, un retour est à nouveau envisageable, selon elle.
Van Bossuyt entend y parvenir en accordant une aide à la réintégration plus élevée aux Syriens qui rentrent volontairement. Cette aide consiste en un soutien concret dans le pays d’origine, préalablement coordonné avec des organisations partenaires sur place. Il ne s’agit pas d’argent liquide, mais par exemple d’une aide au logement, à la formation, aux soins médicaux ou au lancement d’une activité économique.
Plus les Syriens s’inscrivent rapidement à ce dispositif d’aide, en partie financé par l’Union européenne, plus le montant est élevé. Ainsi, les Syriens engagés dans une procédure d’asile qui optent pour un retour volontaire pourront bénéficier de 5.000 euros d’aide à la réintégration. Plus ils restent longtemps dans la procédure, plus cette aide diminue progressivement. Les personnes actuellement en séjour illégal qui souhaitent rentrer recevront encore 3.000 euros.
« Nous voulons encourager les demandeurs d’asile qui peuvent retourner dans leur pays à reconstruire leur vie le plus rapidement possible dans leur pays d’origine. C’est dans l’intérêt des personnes concernées, mais c’est aussi une économie considérable pour notre pays par rapport au coût de leur accueil dans un centre d’asile. L’aide est unique et, lorsque c’est possible, elle est liée à une interdiction d’entrée. Cela permet d’éviter les ‘portes tournantes’ de l’asile, où des personnes abuseraient du système », déclare Van Bossuyt.
Van Bossuyt confirme qu’elle souhaite également continuer à miser sans relâche sur le retour forcé, de manière générale, pour les personnes qui ne veulent pas coopérer. Elle entend notamment renforcer la capacité d’escorte, créer des places supplémentaires dans les centres fermés et conclure davantage d’accords de réadmission avec les pays d’origine. La priorité sera donnée aux personnes condamnées pénalement et en séjour illégal.
















