Partager:
La collision entre deux trains à grande vitesse dimanche soir en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, a fait au moins 39 morts, selon un nouveau bilan confirmé lundi matin par le ministère de l’Intérieur espagnol.
Le précédent bilan faisait état de 21 morts dans cette catastrophe survenue dimanche à 19H45 près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de la grande ville de Malaga.
Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné sur le réseau social X que « le choc a été terrible ». « Toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées », a-t-il déclaré ensuite lors d’un point presse tôt lundi matin. « On parle de 30 personnes blessées gravement qui ont été transférées dans des hôpitaux », a-t-il précisé.
Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d’une foule de personnes et d’ambulances, tandis que les services d’urgence s’efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés.



Selon le ministre, « les derniers wagons d’un train » de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, « ont déraillé » près d’Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train de la compagnie nationale Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva.
« Une nuit de profonde douleur »
La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu’il a « projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails », a-t-il poursuivi, expliquant que « la priorité » pour le moment était « de porter secours aux victimes ».
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué « une nuit de profonde douleur » après « le tragique accident ferroviaire ». Il a précisé suivre de près les opérations, le gouvernement central à Madrid « collabor(ant) avec les autres autorités compétentes » mobilisées sur place.
De son côté, la famille royale espagnole a fait part dans un communiqué de sa « grande inquiétude » à la suite de ce « grave accident ».
« Tout est complètement détruit », a déclaré Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, à la chaîne de télévision publique TVE. « Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes », a-t-il ajouté.
Un tremblement de terre
« On se croirait dans un film d’horreur », a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta. « Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer (…) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre », a-t-il dit.
C’est comme si « un tremblement de terre » avait secoué le wagon, a témoigné de son côté un journaliste de la radio publique RNE qui voyageait dans l’un des deux trains, à la télévision publique TVE. Les occupants du wagon ont pris les marteaux de secours pour briser les vitres et commencer à sortir du convoi, a-t-il encore raconté.
Selon des médias espagnols, plus de 300 personnes se trouvaient dans le train d’Iryo et plus de 100 dans l’autre train de Renfe.
Dans la grande gare madrilène d’Atocha, des « équipes de soutien vont être déployées pour accompagner les familles » des personnes touchées, a annoncé la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso.
Face à la situation, « le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva (des villes dans le sud de l’Espagne, ndlr) sera interrompu au moins toute la journée du lundi 19 janvier », a, par ailleurs, indiqué sur X le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif).















