Accueil Actu Monde France

Attaque au couteau sur les Champs-Elysées : le suspect neutralisé est bien connu en Belgique, il avait déjà agressé des policiers

par RTL info
Brahim Bahrir, déjà impliqué dans un acte terroriste en Belgique, a été neutralisé par des tirs de gendarme vendredi sous l’Arc de Triomphe à Paris. Il est décédé à l’hôpital. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’affaire.

Un agresseur, Brahim Bahrir, armé d’un couteau, a été neutralisé par des tirs de gendarme vendredi vers 18h30 sous l’Arc de Triomphe à Paris. L’incident s’est produit alors que les forces de l’ordre effectuaient un service d’honneur pour la cérémonie du ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu, à proximité des Champs-Élysées.

Cet homme, né en 1978 et de nationalité françaisea été transporté à l’hôpital, où il est décédé des suites de ses blessures, tandis qu’un gendarme a été légèrement blessé par un coup de couteau.

uri

Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est immédiatement saisi des faits et a ouvert une enquête en flagrance. Un magistrat du parquet s’est rendu sur place pour superviser l’investigation, visant à déterminer les circonstances exactes de l’attaque de l’assaillant.

Brahim Bahrir, dans une fiche «Micas»
Brahim Bahrir, dans une fiche «Micas»

Il était connu des services de police

Selon les dernières informations des médias français, le suspect, domicilié en Seine-Saint-Denis, est connu des services de police et inscrit au dispositif Micas (mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance). Il avait préalablement téléphoné au commissariat d’Aulnay-sous-Bois pour annoncer son intention de commettre un attentat à Paris en ciblant des militaires, ce qui a permis aux enquêteurs du GLAT de le localiser dans le secteur de la place de l’Étoile. Selon les informations recueillies, il s’agit d’un radicalisé déterminé à « flinguer » des représentants de l’ordre.

Brahim Bahir. avait déjà été impliqué dans un acte terroriste en Belgique : le 8 juin 2012, il avait poignardé deux policiers à Bruxelles pour « punir » le pays après l’interdiction du port de la burqa, selon ses déclarations de l’époque. L’un des policiers agressés, Kevin, âgé de 24 ans à l’époque, avait été touché au cou. Sa collègue Yasmina, âgée de 23 ans, a été touchée à l’estomac et au cou. « Je suis ici pour mener une guerre sainte. Je suis un moudjahid, un combattant. (...) Les infidèles doivent quitter l’Afghanistan. Et l’attitude de votre gouvernement envers le niqab et les musulmans doit être fermement condamnée », avait-il déclaré après son arrestation.

L’homme avait été condamné chez nous à 17 ans de prison et était sorti fin 2025, indique Le Parisien. De retour en France, signalé comme radicalisé et potentiellement dangereux, il était surveillé par les services français de la DGSI pour un risque de passage à l’acte.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus