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« On est vraiment bloqué » : à Mons, commerçants et hôteliers impactés par la coupure de gaz, vont-ils être dédommagés ?

par RTL info avec Ophélie Wagnon et Nicolas Foulon
Depuis plusieurs jours, les commerçants de Mons subissent de plein fouet les coupures de gaz. Perte d’activité, solutions de fortune… et une question qui s’impose : seront-ils indemnisés ?

À l’heure du déjeuner dans un restaurant du centre-ville de Mons, il n’y a toujours pas de gaz. Il faut s’adapter, alors Joseph cherche des alternatives.

Ce gérant de restaurant explique qu’ils ont dû limiter le service et qu’ils préviennent désormais les clients : « Au lieu de s’asseoir et d’être servis en dix minutes ou un quart d’heure, il faudra peut-être compter 25 minutes, voire une demi-heure. » Il explique ce délai par le fait qu’avec moins de becs et de fours, l’équipe a moins de moyens pour assurer le rythme habituel. « Les plats suivent, mais ça prend plus de temps », précise-t-il.

Pour s’organiser, le patron n’a pas d’autre choix, il va directement à la rencontre des agents d’Ores : « Est-ce que vous pensez que pour dimanche ce sera peut-être rétabli ? », interroge-t-il. « On met tout en œuvre pour que ça n’arrive plus ce genre de truc et qu’on puisse facilement accéder aux coffrets comme on veut », explique Anthony Acquisto, agent d’Ores.

Eau froide et annulations en série

À deux pas de là, Baran Kilic, gérant d’un hôtel, constate qu’il n’y a toujours pas d’eau chaude dans son établissement. Ce qui devait être un week-end chargé, Saint-Valentin oblige, vire à la catastrophe. Baran Kilic s’inquiète : « Imaginez un établissement qui dépend de l’eau chaude et du chauffage en plein hiver… » Il raconte que la situation le met dans une position très délicate, avec des « annulations non-stop ». « On est là pour trouver des solutions, bien sûr, mais on se sent vraiment coincés », confie-t-il.

Et il n’est pas le seul : 600 commerçants pourraient être concernés, des indemnisations sont possibles.

Un dispositif d’indemnisation unique pour tous

Annabel Vanbever, porte-parole d’Ores, explique que le dispositif reste identique que la personne soit un particulier ou un restaurateur. « Ce qu’on leur demande, c’est d’introduire une plainte pour indemnisation sur notre site web via un formulaire », précise-t-elle. La porte-parole souligne qu’Ores « est évidemment assuré pour ce cas de figure là ».

Actuellement, il n’y a pas de délai précis pour introduire une demande d’indemnité. Ores préconise de la soumettre sans attendre.

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