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C’est un retour aux sources. Mohamed El Marcouchi revient sur le site de Tour & Taxis, le quartier de son enfance, où il a commis ses premières bêtises. « Pour nous, c’était un terrain de jeu, on s’amusait… et il est arrivé ce qui est arrivé », raconte-t-il. « Mais ça m’a permis de comprendre qu’il y a des règles, des choses qu’on ne peut pas faire comme on veut. »
La boxe comme outil d’éducation et d’insertion
Mohamed El Marcouchi, ce sont 30 victoires en 34 combats et plusieurs titres internationaux. La boxe, un sport et une passion transmise aujourd’hui à la jeune génération. Mohamed donne ses cours de boxe au sein de l’ASBL Capital, située au cœur de Molenbeek, fondée en 2020. Son but, aider certains jeunes à relever les nombreux défis auxquels ils sont confrontés.
Hassan Al Hilou, fondateur de l’Asbl Capital, décrit cet espace comme un lieu « où les jeunes peuvent vraiment venir pour se développer ». Selon lui, il ne s’agit « pas d’un endroit où ils doivent se sentir comme chez eux », mais plutôt d’un cadre où ils peuvent affirmer : « C’est là que je peux devenir meilleur quand je sors. »
Parmi les missions du centre, accompagner dans leurs devoirs des élèves en difficulté scolaire. Medhi Abdalla, professeur de primaire, souligne qu’il « cherche aussi à savoir si les jeunes sont bien à l’école ». Pour lui, « ce n’est pas que le crochet qui compte », insiste-t-il, « c’est aussi les notes à l’école. »
De la boxe à la vie professionnelle : une philosophie de résilience
Permettre de grandir à travers le sport. Mohamed veut apprendre à ses jeunes des valeurs comme la discipline, le respect, la persévérance et la responsabilité. « On veut vraiment des champions de la vie. La boxe c’est une chose, mais être champion de la vie, c’est ce qu’on veut voir tous les jours », insiste-t-il.
Pouvoir exercer son sport, cela doit se mériter. D’abord faire les devoirs et puis la boxe. « D’abord l’école, c’est essentiel », confirme un jeune homme.
Accompagner ces jeunes vers le monde du travail, c’est l’autre objectif de Mohamed. Face à des consultants, le boxeur expose son projet et sa philosophie : « On tombe, on apprend à tomber, mais surtout à se relever. Et c’est ça que la boxe nous apprend à faire. Quand on a mal, on n’abandonne pas, on résiste ».
Mohamed explique que l’objectif est de rendre à la société ce que le sport lui a apporté. « C’est vraiment de les voir arriver le plus loin possible dans une carrière professionnelle », précise-t-il.
Mohamed El Marcouchi s’apprête à boucler sa première carrière avant d’entamer la seconde, au service des autres.


















