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De l’espoir pour résoudre un cold case : Dominique Pelicot visé par une nouvelle enquête, un cadavre inhumé

par RTL info avec AFP
Dominique Pelicot, déjà condamné pour avoir fait violer sa femme, est de nouveau visé par la justice dans une affaire ancienne à Paris. Le corps de la victime, tuée en 1991, va être exhumé pour tenter de confirmer ou d’écarter sa responsabilité.

Le corps d’une jeune femme de 23 ans, violée et tuée en 1991 à Paris, va être exhumé afin d’écarter ou confirmer une éventuelle responsabilité de Dominique Pelicot, condamné dans un procès retentissant pour avoir fait violer sa femme qu’il droguait, a appris l’AFP vendredi.

Après une première demande rejetée en avril, la décision de la cour d’appel de Versailles, près de Paris, a donné raison à Béatrice Zavarro, l’avocate de celui qui a été condamné fin 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir orchestré pendant une décennie des viols par des inconnus sur son ex-épouse Gisèle à Mazan, dans le sud-est de la France.

« C’est une petite victoire judiciaire car il nie toute implication », a déclaré Mme Zavarro. « Le but est de retrouver quelque chose (sur le corps de la victime, Sophie Narme, une agente immobilière, NDLR) qui puisse identifier l’auteur des faits », a-t-elle ajouté.

« La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a effectivement rendu un arrêt le 7 novembre dans la procédure concernant le viol et le meurtre de Sophie Narme (…) Cette décision a pour effet d’ouvrir la voie à l’exhumation », a indiqué de son côté le parquet général à l’AFP.

Une histoire toujours non-élucidée

Il s’agit de l’un des deux cold cases pour lesquels Dominique Pelicot est également soupçonné et inculpé. En décembre 1991, Sophie Narme avait été violée puis tuée en faisant visiter un appartement à Paris. Son corps, roué de coups et à demi-dévêtu, avait été ensuite découvert par le directeur de son agence.

L’auteur n’a jamais pu être identifié mais des doutes ont été récemment émis après que Dominique Pelicot a partiellement reconnu son implication dans la tentative de viol en région parisienne en 1999 d’une autre agente immobilière, après avoir été confondu par son ADN.

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