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Les avocats des grands-parents d’Émile Soleil ont transmis aux juges d’instruction d’Aix-en-Provence plusieurs demandes d’actes complémentaires dans l’enquête sur la mort du petit garçon, il y a deux ans et demi, dans le hameau du Haut-Vernet. Ces requêtes portent notamment sur de nouveaux compléments d’auditions ainsi que sur un approfondissement de l’analyse de la téléphonie.
D’après les informations de BFMTV, ces demandes résultent d’un travail mené par la famille elle-même. Le 8 novembre dernier, Anne et Philippe Vedovini, accompagnés de leurs enfants et de leurs avocats, s’étaient rendus au Haut-Vernet pour effectuer leurs propres constatations sur les lieux. Ils ont même pris des photos, dans le but d’apporter une « contribution à l’enquête », sans pour autant remettre en cause le travail des enquêteurs.
Il ne s’agit pas d’une démarche offensive ni d’une contre‑enquête
Leurs avocats ont expliqué avoir analysé en détail la procédure, réalisé des relevés techniques et compilé un dossier de plus d’une centaine de pages. « Il ne s’agit pas d’une démarche offensive ni d’une contre‑enquête », affirme Maître Julien Pinelli. Il insiste sur la volonté de la famille Vedovini de participer à la recherche de la vérité. Les juges d’instruction devront désormais décider s’ils entendent donner suite à ces nouvelles demandes.
L’enquête se poursuit
Dans cette affaire, une petite dizaine d’enquêteurs continue de travailler quotidiennement pour tenter d’expliquer les circonstances de la disparition puis de la mort du petit Émile.
En décembre, de deux vélos appartenant à un des oncles d’Émile avaient été saisis. Maître Pinelli a rappelé sur BFMTV ce week-end que l’hypothèse d’un accident reste étudiée par les enquêteurs et que ces vélos s’ajoutent simplement aux nombreux véhicules déjà expertisés : « Le fait qu’ils soient utilisés par le fils de ma cliente ne doit pas jeter la suspicion sur lui », précise-t-il.
Pour rappel, plusieurs membres de la famille Vedovini avaient été placés en garde à vue en mars dernier, avant d’être relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Aucune mise en examen n’a été prononcée dans ce dossier.

















