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Une enseignante poignardée par un élève de 14 ans en France : elle est désormais « dans un état stable »

par RTL info avec AFP
Une enseignante d’arts plastiques de 60 ans a été poignardée mardi après-midi par un élève de 14 ans dans sa classe à Sanary-sur-Mer (Var). Opérée, elle se trouve désormais dans un état stable. L’auteur des faits a été placé en garde à vue pour tentative d’assassinat et les cours seront suspendus mercredi pour permettre un accompagnement psychologique des élèves et du personnel.

L’enseignante d’arts plastiques de 60 ans poignardée ce mardi en début d’après-midi dans sa classe à Sanary-sur-Mer (Var) se trouve désormais « dans un état stable », annoncent nos confrères de BFMTV.

« Ce que dit le drame de ce soir qui en suit d’autres (…) c’est qu’il y a aussi un enjeu social et sociétal : il faut que l’on aboutisse collectivement à une forme de désescalade de la violence », a déclaré le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray venu au collège La Guicharde.

Les faits se sont déroulés vers 14h00 dans cette station balnéaire au bord de la Méditerranée. L’enseignante a reçu trois coups de couteau à l’abdomen et un à l’avant-bras portés par un élève de 14 ans. L’élève a été ensuite « appréhendé dans la cour de récréation par un personnel de l’établissement » puis placé en garde à vue pour tentative d’assassinat, précise dans un communiqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.

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« Aucune connotation religieuse ou politique à ce stade » et « on sait seulement qu’il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps », avait indiqué M. Balland dans l’après-midi lors d’un point presse.

Le ministre a salué « l’extraordinaire sang-froid » des équipes et pour lui, « on est bien sur un acte isolé dans un établissement plutôt regardé comme un établissement exemplaire en terme de climat scolaire ».

La victime avait, selon le parquet, encore un pronostic vital engagé en début de soirée. Plus tard, le ministre a précisé qu’elle était sortie du bloc de l’hôpital militaire Sainte-Anne de Toulon : « il faut être très prudent mais elle est ce soir dans un état stable ».

L’enquête se poursuit et s’intéressera maintenant au profil de l’élève dont le ministre a reconnu qu’il avait un « cadre familial compliqué ». Selon le procureur, « un signalement avait été effectué en mars » par le collège à la suite « de suspicions de violences commises par les parents » sur sa jeune soeur. Et en septembre un juge des enfants « ordonnait (…) une mesure d’assistance éducative » pour les deux enfants.

Mercredi matin, les cours seront suspendus mais un accueil sera assuré avec une cellule psychologique pour les adultes et une pour les enfants. Ils devraient reprendre jeudi avec le maintien des dispositifs d’aide.

Efficacité des contrôles ?

« On est en soutien total de l’enseignante, sa famille, ses proches, ses collègues », a réagi auprès de l’AFP Habiba Hamames, présidente de la FCPE (parents d’élèves) du Var. D’après ses informations, « ça s’est passé au moment de la remise des copies, les élèves ont vu l’enseignante souffrir ». « Comment éviter ce genre de drame ? Il faut mettre plus de moyens humains notamment pour le contrôle des sacs. C’est un collège d’une petite ville… on n’est pas à l’abri de ce type d’acte dans n’importe quel établissement », s’est ému Dominique Queyroulet, représentant du Snes-FSU dans le Var.

Au-delà de « l’effroi », « il y a aussi une forme de ras-le-bol parce qu’il y a quand même une série d’agressions sur des personnels qui ne font que leur métier et qui se trouvent agressés », a déclaré à l’AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat, le premier pour les collèges et lycées.

Et pour elle au-delà « des réponses uniquement sécuritaires », il y a « la nécessité d’une politique éducative ambitieuse ».

Le ministre a rappelé qu’entre mars et décembre, 12.000 contrôles aux abords des établissements ont permis la découverte de 525 armes blanches. Mais « l’interception du couteau ne fait pas l’interception du criminel », a-t-il admis.

Ces derniers mois, une série d’agressions au couteau ont secoué la communauté éducative : en septembre, une enseignante avait été agressée dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin). A Antibes, un ancien élève avait blessé au couteau un élève ainsi qu’une professeure dans un lycée horticole.

En juin, une surveillante avait été tuée à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d’une fouille de sac par des policiers. En avril un lycéen a tué une adolescente de 15 ans à Nantes.

Et beaucoup de professeurs disent avoir toujours en tête Samuel Paty, l’enseignant d’histoire-géographie décapité en octobre 2020 par un jeune homme radicalisé, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves. Le procès en appel se tient actuellement à Paris.

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