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Le président américain Donald Trump s’est demandé mardi s’il n’était pas « temps de passer à autre chose » après la publication par le ministère de la Justice d’une masse de documents du dossier concernant le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
« Je pense qu’il est peut-être temps de passer à autre chose », a déclaré Donald Trump aux journalistes à la Maison Blanche.
Le locataire du Bureau Ovale estime que cette affaire relève d’une conspiration à son encontre. Le dossier empoisonne particulièrement son second mandat. Si les deux hommes se connaissaient dans les années 1990, Donald Trump affirme qu’il n’était pas au courant du comportement criminel de Jeffrey Epstein et qu’il a coupé tout lien au début des années 2000.
Le monde entier dans l’embarras
Lors de l’annonce de la publication de ces documents le 30 janvier, le ministère de la Justice a affirmé avoir ainsi respecté l’obligation imposée par le Congrès à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif. Le département ne prévoit pas d’engager de nouvelles poursuites, bien que la parution de ces nouveaux documents (plus de trois millions de pages, dont plus de 2.000 vidéos et plus de 180.000 images, selon l’annonce du ministère) ait plongé des personnalités du monde entier dans l’embarras.
L’ex-ambassadeur du Royaume-Uni à Washington Peter Mandelson a ainsi démissionné du Parti travailliste, « le temps de faire la lumière » sur ces accusations qu’il dément. L’ex-ministre français de la Culture Jack Lang a, pour sa part, affirmé « assumer pleinement ses liens passés avec le financier, à une époque selon lui où rien ne laissait présager ses agissements criminels. En Belgique, le Prince Laurent a reconnu avoir rencontré Jeffrey Epstein à deux reprises mais à la demande de ce dernier et « seul à seul ».
Une audience avec des victimes annulée mercredi
Un juge a annulé mardi l’audience prévue le lendemain à New York avec des victimes de l’affaire Epstein qui déplorent que des documents privés les concernant aient été rendus publics par le gouvernement américain.
Dans un courrier aux avocats consulté par l’AFP, le juge Richard Berman justifie l’annulation par le fait que le ministère de la Justice s’est rapidement mobilisé pour retirer ces informations, qui font partie de la nouvelle vague de quelque 3 millions de documents publiés depuis le week-end.
« Le tribunal se félicite, sans en être surpris, que les parties aient pu régler les questions de protection de la vie privée et qu’elles l’aient fait de manière rapide et de façon à protéger efficacement les victimes contre tout préjudice supplémentaire », écrit-il.
Identités, photos… Certaines victimes, une centaine selon leurs avocats, avaient été outrées de voir des documents les concernant sortir sans aucune précaution.
















