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Le prince Laurent a reconnu avoir rencontré en « seul à seul » par deux fois le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. « Une fois au début des années 90 et une seconde fois au début des années 2000 », a-t-il communiqué. Son nom est apparu dans les dossiers Epstein publiés vendredi dernier aux États-Unis.
Après la révélation de son nom dans les documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, le prince Laurent se devait de réagir. Une fois que son nom a été cité dans l’affaire Jeffrey Epstein, il devenait difficile pour le prince Laurent de ne pas réagir.
Le frère du roi a donc pris la parole afin de couper court aux rumeurs et aux spéculations, avec la volonté de clarifier rapidement et lui-même la situation.
Sa réaction s’est faite en deux temps. Dans un premier communiqué diffusé à 16h10, le prince Laurent affirme qu’il n’a jamais, ni directement ni indirectement, assisté à un événement où Jeffrey Epstein et son entourage étaient présents.
Une heure vingt plus tard, un second communiqué est publié. Le prince y reconnaît avoir vu Jeffrey Epstein à deux reprises, mais uniquement lors de rencontres en tête-à-tête, jamais dans le cadre d’événements publics ou collectifs.
Une précision
Cette précision vise à éviter toute ambiguïté et à ne pas être pris en défaut au cas où d’autres informations viendraient à émerger. En soulignant que ces rencontres se sont déroulées à deux, le prince Laurent écarte toute participation aux soirées de débauche évoquées dans cette affaire, ainsi que la présence d’une tierce personne, qu’il s’agisse d’une femme ou d’une jeune fille.
Le prince précise également les périodes auxquelles ces rencontres auraient eu lieu : au début des années 1990 et au début des années 2000. Ces dates sont antérieures à 2008, année de la condamnation de Jeffrey Epstein à 18 mois de prison pour avoir eu recours à une prostituée mineure, peine dont il n’aura purgé que 13 mois. C’est en 2009 que Jeffrey Epstein est inscrit au registre américain des délinquants sexuels.
D’autres personnalités citées
Le prince Laurent n’est pas la seule personnalité citée dans ce dossier. Jeffrey Epstein était un pédocriminel et un prédateur, mais aussi un homme d’affaires et financier extrêmement charismatique et populaire. Ses soirées étaient des rendez-vous mondains très prisés, notamment aux États-Unis. Son carnet d’adresses regroupait des personnalités issues des milieux politiques, avec notamment des présidents et des chefs d’État, mais aussi du monde du show-business, des médias, de la finance, du sport et du gotha, y compris des familles royales.
Être mentionné dans ses contacts, dans son carnet d’adresses ou avoir participé à l’un de ses cocktails mondains ne signifie toutefois pas avoir commis des actes criminels. La liste des personnalités citées semble longue, mais selon le ministère américain de la Justice, les récentes publications – comprenant trois millions de pages, 180.000 images et 2.000 vidéos – marqueraient la fin des révélations. Une version contestée par certains démocrates, qui estiment que toutes les informations n’ont pas encore été rendues publiques.















