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Tupperware ou alternatives moins chères : quelle boîte de conservation vaut vraiment le coup ?

par RTL info
Déclarée en faillite et à l’arrêt pendant trois mois début 2025, la marque iconique Tupperware renaît de ses cendres. Mais face à des concurrents cinq fois moins chers, la célèbre boîte hermétique a-t-elle encore sa place dans nos cuisines ? Benjamin Maréchal a mené le test pour « Coûte que coûte ».

On en trouve dans presque toutes les cuisines depuis des décennies. Créée dans les années 50, la marque américaine Tupperware a longtemps dominé le marché de la vente à domicile, portée par ses célèbres réunions devenues cultes. Pendant plus de trente ans, ses boîtes hermétiques et accessoires culinaires ont séduit des générations de consommateurs.

Jusqu’en 2019, l’entreprise générait encore des dizaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires annuel. Mais l’essor d’Internet et l’arrivée de produits similaires, parfois vendus jusqu’à cinq fois moins cher sur des plateformes comme Amazon, Temu ou IKEA, ont fragilisé le modèle. Résultat : faillite et arrêt brutal de l’activité en janvier 2025, pendant trois mois.

Alors que beaucoup pensaient la marque condamnée, Cédric Meston un jeune entrepreneur a fait le pari de la relancer en Europe. Nouveaux produits, nouvelles méthodes de vente et remobilisation de plus de 200.000 conseillers culinaires européens : Tupperware veut croire à un retour en force. En Belgique, plus de 1.000 conseillères sont déjà actives et sept boutiques ont rouvert en Flandre et en Wallonie.

Tupperware face aux boîtes bon marché

Mais une question demeure : est-ce qu’une boîte vaut vraiment une autre boîte ?

Pour y répondre, Benjamin Maréchal a mis en concurrence quatre modèles :

  • Une boîte Alaska achetée sur Amazon à 4,72 € le litre
  • Une boîte IKEA à 2,80 € le litre
  • Une boîte Curver chez Action à 3,49 € pour 1,4 litre
  • Une boîte Tupperware à 14,90 € pour 560 ml

Premier critère : la résistance aux chocs. Les boîtes, remplies de sauce bolognaise, ont été volontairement lâchées depuis la hauteur d’un plan de travail. « Qui a résisté ? Qui n’a pas résisté ? », se questionne Benjamin Maréchal.

Verdict : IKEA s’en sort bien malgré l’ouverture d’un des clips. Tupperware résiste également. En revanche, la boîte Curver d’Action cède, avec une ouverture et un accroc dans le plastique. « Sur le test de résistance, je ne l’achète pas », tranche-t-il.

Deuxième test : l’imprégnation de la matière. Pendant plus de deux jours, les boîtes ont conservé de la sauce bolognaise avant un lavage minutieux.

« Je dois vous avouer que je suis assez déçu par les boîtes Alaska achetées sur Amazon : des traces rouges, j’en vois encore. Le blanc n’a pas résisté », constate le journaliste. Chez IKEA, le résultat est jugé impeccable. Déception en revanche pour la boîte Action, notamment au niveau des joints du couvercle. Quant à Tupperware, le verdict est clair : aucune trace persistante après lavage.

Ce que les étiquettes ne disent pas

Au-delà de la solidité ou de la facilité de nettoyage, Benjamin Maréchal s’est penché sur un point crucial : les informations réellement fournies aux acheteurs. Températures maximales, composition des plastiques, mentions obligatoires… que disent vraiment les étiquettes et surtout, que ne disent-elles pas ?

Au niveau des indications de chaleur, toutes les marques ne jouent pas la carte de la transparence. Mention spéciale à Action, qui précise noir sur blanc une température maximale de 80 ºC au micro-ondes. Tupperware va plus loin et indique une limite de 120 ºC. En revanche, les autres boîtes testées ne donnent aucune indication claire au consommateur.

Benjamin Maréchal rappelle pourtant une donnée essentielle : « Moi je vous en donne une information qui est capitale : la température de fusion de ce genre de plastique, c’est 165 degrés. Ne mettez pas ça au four. »

Autre question essentielle : de quoi sont réellement composées ces boîtes ?

Les quatre modèles testés affichent la même base : du polypropylène, un plastique largement utilisé pour les contenants alimentaires. Mais au-delà de cette matière principale, ce sont surtout les additifs, ceux qui permettent au plastique d’être blanc, transparent ou plus résistant à la chaleur, qui suscitent aujourd’hui des interrogations au sein de la communauté scientifique.

« Nous, les consommateurs, on n’a aucune indication sur ces additifs. Impossible de savoir », souligne Benjamin Maréchal. Or, des transferts de microparticules et de nanoparticules de plastique dans l’organisme sont désormais documentés. Une réalité qui alimente le débat.

Après avoir échangé avec plusieurs experts en polymères en Belgique, le journaliste refuse donc de désigner un vainqueur : « Ce soir, je ne fais gagner aucune boîte. Pour la santé, je privilégie la boîte en verre. »

L’émission « Coûte que coûte », présentée par Benjamin Maréchal, est à retrouver chaque mercredi à 19h50 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.

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