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C’est le grand jour pour Donald Trump : son « Conseil de la paix » se réunit pour la première fois, qui y participe et que faut-il en attendre ?

par RTL info avec Lilian Lefevre
Donald Trump réunit ce jeudi à Washington la toute première session de son « Conseil de la paix », une nouvelle instance diplomatique censée piloter la reconstruction de Gaza et intervenir dans les conflits armés à travers le monde. Une initiative controversée, qui divise notamment au sein de l’Union européenne.

Moment diplomatique important à Washington ce jeudi : Donald Trump préside la toute première réunion de son « Conseil de la paix », un organe créé à son initiative. Objectif affiché : agir pour la reconstruction de Gaza et, plus largement, intervenir dans la résolution de conflits armés à travers le monde.

Un organe aux ambitions élargies

À l’origine, le Board of Peace devait superviser la reconstruction de la bande de Gaza. Mais son champ d’action a rapidement été élargi. Le Conseil se présente désormais comme une structure internationale capable d’intervenir dans différents conflits armés.

À sa tête : le président américain lui-même, entouré de plusieurs personnalités diplomatiques proches du camp républicain, parmi lesquelles le sénateur Marco Rubio ou encore l’émissaire Steve Witkoff.

Au total, 47 pays siègent dans ce Conseil. Parmi eux, seuls deux États membres de l’Union européenne ont répondu favorablement à l’invitation : la Hongrie et la Bulgarie, dont les dirigeants sont réputés proches de Donald Trump. Les autres pays de l’UE ont décliné.

Une Union européenne divisée

L’Union européenne s’est montrée très réservée face à cette initiative, certains responsables estimant que ce Conseil pourrait concurrencer le rôle des Nations unies.

Malgré ces réticences, Bruxelles a décidé d’envoyer une représentante à cette réunion inaugurale, uniquement à titre « d’observatrice ». Une figure jugée peu influente, un choix interprété comme une volonté de participer aux discussions sur Gaza sans s’aligner pleinement sur l’initiative américaine.

Cette décision n’a toutefois pas fait l’unanimité parmi les États membres, illustrant les divisions européennes sur la question. Par ailleurs, plusieurs dirigeants européens seront présents en qualité d’observateurs, notamment des représentants de l’Italie, de l’Allemagne et de la Suisse.

5 milliards de dollars annoncés pour Gaza

Cette première réunion devrait principalement porter sur la reconstruction de la bande de Gaza. Donald Trump a affirmé sur son réseau social avoir déjà réuni une enveloppe de plus de 5 milliards de dollars pour soutenir cet effort.

Autre point à l’ordre du jour : le déploiement de milliers de soldats dans la bande de Gaza afin de constituer une force internationale de stabilisation. L’objectif affiché est de garantir la sécurité des habitants et de sécuriser le processus de reconstruction. L’Indonésie a déjà fait savoir qu’elle était prête à déployer 8.000 soldats.

Reste à voir si cette nouvelle structure diplomatique parviendra à s’imposer sur la scène internationale et à rallier davantage de soutiens au-delà du cercle des alliés du président américain.

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