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L’erreur a été commise dans une usine de la province du Zhejiang, surnommée « le supermarché du monde » des petites marchandises. Normalement, ces peluches ratées auraient dû finir à la poubelle, mais voilà, comme le cheval de feu porte en lui le courage et l’innovation… la bêtise, comme à Cambrai, pour les bonbons, s’est transformée en succès.
Un jeune homme qui a acheté le cheval triste mi-janvier, a publié sa photo sur la très populaire plateforme chinoise Sina Weibo. Résultat : les internautes s’en sont emparés, publiant des dizaines de messages et des images touchantes ou humoristiques de la mascotte ratée. Quelques jours après la publication de la photo, elle avait déjà généré plus de 100 millions de vues. Devant ce succès le fabriquant, en plus de la version joyeuse, s’est mis à produire, massivement son jumeau déprimé.
Une histoire cachée
De deux lignes de production, son usine est passée à dix pour répondre à la demande. Le jouet est désormais vendu à 15 000 exemplaires par jour à trois euros pièces, le cheval triste est plus rentable qu’un vainqueur du tiercé. Comme on n’a pas identifié l’ouvrier fautif, c’est l’ensemble du personnel qui a reçu une prime de nouvel an. Un accord a été passé avec Amazon, et désormais les deux chevaux, sont disponibles dans le monde entier. Un site internet leur est même entièrement dédié.
Cette belle histoire a néanmoins sa part d’ombre ; d’après le quotidien anglophone de Hong Kong, le South China Morning Post, les jeunes chinois soumis à des journées de travail de 9h à 21h, six jours sur sept, se sont reconnus dans la peluche. Le premier acheteur a même déclaré au journal « Ce petit cheval a l’air si triste et pitoyable, tout comme moi au travail. »
















