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Une offre remaniée d’augmentations salariales et d’aides sociales chez Boeing va être soumise au vote des salariés qui sont en grève depuis près de trois mois dans plusieurs usines militaires des États-Unis, selon un courrier de la direction jeudi.
Mercredi, les dirigeants du constructeur aéronautique et les représentants des quelque 3.200 salariés en grève depuis plus de 80 jours s’étaient quittés sur un constat d’échec et un refus du syndicat de soumettre la proposition de la direction au vote.
Mais la donne a depuis changé. « Je suis heureux que les dirigeants syndicaux aient finalement accepté de suivre votre processus démocratique et de vous laisser décider de votre avenir », a écrit jeudi aux grévistes le responsable de la branche Boeing Air Dominance, Dan Gillian.
Le dirigeant vante dans son message le paquet de mesures proposées : hausse générale de salaires, primes, octroi d’actions, améliorations de la couverture santé et des cotisations pour la retraite, augmentation des congés.
Le vote est prévu dimanche et en cas d’acceptation de cette offre, le travail pourrait reprendre le 3 novembre, a ajouté Dan Gillian.
Depuis le 4 août, environ 3.200 employés de sites à St.Louis et St.Charles dans le Missouri, et à Mascoutah dans l’Illinois, ont arrêté le travail.
Sont notamment fabriqués dans ces usines les avions de combat F-15 et F-18, le système de formation pour les pilotes T-7 Red Hawk, ainsi que le drone MQ-25.
Les négociateurs du groupe et du syndicat sont déjà tombés d’accord à plusieurs reprises depuis cet été sur un projet de contrat social de cinq ans mais les adhérents ont systématiquement voté non. Le dernier refus date du 12 septembre.



















