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Un projet ambitieux de construction immobilière suscite une forte opposition à Limal, petite localité de la commune de Wavre. Trois immeubles de sept étages, comprenant chacun 27 appartements, doivent être érigés sur une parcelle boisée de 2,8 hectares située au sommet du bois de la Héronnière. Ce site est connu pour sa richesse naturelle et son rôle clé dans l’écosystème local. L’initiative, portée par un promoteur immobilier, prévoit une transformation significative de cette zone verte qui surplombe la vallée, déclenchant une vive mobilisation des riverains soucieux de préserver leur cadre de vie.
Au cœur des préoccupations des habitants, l’impact environnemental du projet est central. Selon les plans annoncés, près de 200 arbres, soit environ un tiers de la flore existante, devraient être abattus pour permettre les travaux de construction. Isaline Lannoy-Docquier, riveraine mobilisée témoigne : « C’est un bois qui abrite une biodiversité extraordinaire. C’est, en plus, un maillage écologique, un couloir écologique entre d’autres bois. Donc les animaux, je ne sais pas où ils vont aller. »
Le promoteur n’en est pas à sa première tentative
Ce n’est pas la première fois que ce projet immobilier tente de voir le jour. Une première demande de permis avait été rejetée par la commune de Limal il y a environ un an. Cette nouvelle version, soumise à une enquête publique en cours, inclut toutefois des compensations environnementales proposées par le promoteur. Celui-ci s’engage, par exemple, à replanter des dizaines d’arbres pour remplacer ceux abattus. Mais cette promesse ne rassure pas les riverains, pour qui ces mesures restent insuffisantes face à l’ampleur de la transformation envisagée.
L’échevin de l’urbanisme de Wavre, Benoit Raucent, a également pris position sur ce sujet sensible, en adoptant un ton mesuré. « Wavre est une ville qui se développe, mais on veut qu’elle se développe harmonieusement et qu’il reste des endroits verts et qu’il reste des arbres sur la ville. On n’a pas envie de faire un énorme plateau bâtonné. »
Concernant l’éventualité de rejeter une fois de plus ce projet, il tempère : « C’est une possibilité, mais je vous le dis, on le fera sur base de l’analyse complète du dossier. » La décision dépendra notamment des retours de l’enquête publique.

















