Partager:
Trois zones servent actuellement de test en Belgique. C’est notamment le cas à Philippeville, où depuis six mois, le passage quotidien du même facteur dans les maisons, c’est terminé.
Deux types de tournées ont été créés : les tournées « denses » et les tournées « non denses ». C’est-à-dire lourdes, et moins lourdes.
Nouvelle stratégie, priorité aux colis
La tournée classique ne se fait plus qu’un jour sur deux. L’autre jour, la priorité va désormais aux colis. Les facteurs joueront donc davantage un rôle de livreurs, avec des adresses spécifiques qui sont ciblées.
Les riverains rencontrés ce lundi matin semblent regretter ce changement et la perte de proximité. Mais les facteurs aussi : selon eux, une telle organisation entraîne de la surcharge de travail.
Selon Charles Kinif, permanent CGSP à Charleroi, ce test n’est pas concluant : « Il n’est évidemment pas du tout concluant parce qu’il y a une augmentation de la productivité, une augmentation de la pénibilité. »
« Le respect de la qualité comme principale motivation »
Mais le représentant syndical dénonce également une perte de qualité : « Par ailleurs, le service public qu’on était habitué à délivrer à nos clients disparaît parce qu’on a de moins en moins le temps de le faire. Et donc il y a une énorme perte de qualité. Pour des gens qui ont été forcés et habitués en ayant le respect de la qualité comme principale motivation, travailler dans de telles conditions est intenable. »
Contactée, la poste a confirmé que cette phase de test pouvait évidemment évoluer, mais elle fait bien partie d’un changement de stratégie pour l’entreprise : moins de courriers, plus de colis. Il faut donc s’adapter, a-t-elle déclaré.

















