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Grève sur le réseau LETEC : qu’en est-il ce lundi ?

par RTL info avec Samuel Ledoux
Après presque 15 jours de grève, les chauffeurs LETEC reprennent le service ce lundi. C’était déjà le cas ce dimanche, même si les dépôts d’Eupen et de Jemeppe étaient encore à l’arrêt. Le personnel laisse une chance à la discussion.

Après près de quinze jours de grève, le trafic a repris normalement ce lundi sur l’ensemble du réseau LETEC en Wallonie. Les derniers dépôts encore à l’arrêt, à Eupen et Jemeppe, ont redémarré, mettant ainsi fin aux perturbations visibles pour les usagers. Ce week-end déjà, des bus et trams circulaient à nouveau partiellement en province de Liège. Depuis ce lundi, tous les dépôts sont opérationnels et aucun piquet de grève n’est annoncé ou prévu devant les sites wallons. Les actions de blocage prennent donc officiellement fin, quinze jours après le début du mouvement social.

Le personnel a choisi de mettre fin au conflit et de laisser sa chance à la discussion avec la direction. Dans ce contexte, l’assemblée générale du personnel qui devait se tenir ce lundi à Robermont a été annulée. « Demain, 90 % des services vont être assurés, donc les travailleurs ne sauraient pas se rendre à l’assemblée. Et surtout, on a décidé de vraiment laisser place à la négociation. Il faut de la confiance pour y aller », expliquait Vincent Van Der Weide, permanent CGSLB, ce dimanche.

Une nouvelle réunion de concertation entre les syndicats et la direction du groupe LETEC est prévue le 12 février. À ce stade, aucune nouvelle action n’est annoncée. Si le trafic a repris, les inquiétudes du personnel restent toutefois bien présentes. Les syndicats craignent toujours des pertes d’avantages anciens acquis, dans un contexte où le gouvernement wallon demande au groupe TEC de réaliser des économies. Le préavis de grève demeure dès lors à durée indéterminée. « Nous attendons clairement le résultat des discussions, mais nous restons déterminés à défendre nos intérêts. Si la négociation se passe très mal, nous utiliserons notre droit de grève sans hésiter », prévient Vincent Van Der Weide.

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