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Début février, aux États-Unis, c’est le Super Bowl, la finale de la saison de NFL entre deux équipes. Cette année, les New England Patriots affrontaient les Seattle Seahawks, et ce sont finalement les Seahawks qui ont remporté la rencontre. Pourtant, sur internet, ce qui a affolé la toile, c’est le fameux show de la mi-temps.
Cette année, c’est l’artiste portoricain Bad Bunny qui était à l’affiche. Le chanteur, très engagé pour la culture latino-américaine, et ouvertement anti-ICE, a littéralement retourné la scène. Ce n’est pas tout, il a également enchaîné les hommages et les références à son pays natal : Porto Rico. Le choix de la NFL d’avoir choisi Bad Bunny n’était pas du tout passé du côté du président Trump, qui avait décidé de ne pas se rendre au Superbowl en qualifiant le choix de « ridicule. »
Un gros clin d’œil à Porto Rico
Durant le show, des pylônes électriques sont dressés, avec de faux électriciens suspendus, et une fausse explosion retentit. Toute cette scène dénonce la situation énergétique de l’île depuis le passage de l’ouragan Maria en 2017. Les conséquences de cette catastrophe naturelle sont encore bien présentes à Porto Rico, qui on le rappelle, est un territoire américain, non incorporé.
Autres clins d’œil, la présence massive du couvre-chef traditionnel portoricain, la pava. Également les chariots de coco frio, la boxe, ou même les dominos, une grande passion sur l’île. La présence de Toñita, une figure locale iconique qui tient l’un des tout derniers clubs sociaux portoricains de Brooklyn. Lady Gaga était également invitée par Bad Bunny afin de partager la scène avec lui.

À la fin de son show, le chanteur portoricain a fait venir un cortège de personnes portant tous les drapeaux des pays qui composent l’Amérique, afin de leur rendre hommage. Le tout, en énumérant au micro toutes les nations, et en terminant par les États-Unis et le Canada. Après son concert, l’icône latino s’est retirée d’Instagram.
Une tenue pleine de sens
Outre les décors fantastiques, et la canne à sucre omniprésente en rappel à Porto Rico, Bad Bunny était vêtu d’une tenue qui arborait un numéro spécifie, le 64. L’ensemble crème du chanteur est signé Zara, une marque à quasiment 100 % hispanophone. Concernant ce numéro, les théories vont bon train, et toutes peuvent être valables.
La première évoquerait 1964, année de naissance de sa mère. Le New York Times penche vers une référence plus recherchée et pense que le 64 serait lié à son album « El Último Tour del Mundo », qui est devenu le premier album en langue espagnole à devenir premier au classement Billboard en 64 ans.
Ce nombre pourrait également faire référence au triste bilan initial réalisé par les autorités lors du passage de l’ouragan Maria à Porto Rico. Le bilan s’était largement alourdi en montant à 2975. Le média Complex pense que le 64 fait penser au numéro que portait l’oncle du chanteur lorsqu’il jouait au football américain.


















