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Avec l’actuel casino de Middelkerke, situé en bord de plage, il est bien loin le temps où notre littoral était composé d’une barrière d’îles. La plus grande, appelée Testerep et mesurant 20 km de long sur 5 km de large, se situerait aujourd’hui entre Nieuport et Ostende, tandis qu’au milieu de l’île se trouverait Middelkerke.
« Il faut imaginer une ceinture de dunes et un paysage composé de marais et de bancs de sable. Et de chaque côté, un bras de mer qui entre dans les terres intérieures via les marées, comme nous pouvons encore le voir au domaine naturel du Zwin », décrit Soetkin Vervust, coordinatrice du projet Testerep à l’Université de Bruxelles.



Plusieurs universités participent à l’étude de l’archipel. Les résultats de ces recherches peuvent aider à relever différents défis scientifiques. « Il s’agit par exemple du changement climatique ou de la montée du niveau de la mer, de plus en plus rapide », illustre Soetkin Vervust.
Investir sur le passé pour l’avenir
Pour la chercheuse, il est particulièrement intéressant de connaître la composition de ce système naturel pour pouvoir agir dans le futur : « Ainsi, si nous devons prendre des mesures en matière de gestion côtière, nous pouvons mieux les adapter à ce milieu naturel. »
Le coût des opérations s’élève à 2 millions d’euros. Un investissement qui nous permet de comprendre notre passé, pour mieux préparer notre avenir.


















