Partager:
Certains immeubles construits en béton dans les années 50 sont soumis à un problème : la corrosion. Comme à Couillet, où les habitants ont été évacués d’un immeuble il y a quelques jours. Le syndic espère un retour dans deux mois, ce qui serait très peu probable selon un spécialiste « Quand on voit l’état de tous ces éléments périphériques, je ne vois pas comment on pourrait les garder. Quand on voit la rouille et les éléments métalliques qui participent au maintien de l’édifice, je ne vois pas comment cela serait conservé. », déplore Michael Bayet, expert en bâtiment.
Couillet n’est pas un cas isolé, les bâtiments des années 50 présentent souvent ce genre de problème. « C’est dû à une réaction chimique du béton. À force d’être soumis à l’eau, son pH se modifie et on a ce qu’on appelle la carbonatation des bétons. Cela veut dire que le béton ne protège plus l’armature par son côté basique et on a une attaque acide, surtout en présence de pollution, qui vient manger les armatures et cela finit par ne plus avoir de résistance. », explique Monique Novis, ingénieure civile architecte.
Les ponts peuvent également être touchés
Certains ponts en béton pourraient également subir ce type de problème, et peu d’alternatives existent. « Pour l’heure, mis à part l’acier, qui a aussi des problèmes de corrosion, c’est quand même le matériau le moins cher qui permet d’avoir des performances relativement élevées. » développe Frédéric Alsteen, ingénieur en stabilité.
Le service public de Wallonie gère 5700 ouvrages d’art dont 40 qui nécessitent une intervention rapide, comme le viaduc de Charleroi.


















