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"Il y a pas mal de préparatifs en amont": Romain, artisan chocolatier au Marché de Noël de Namur, nous raconte son quotidien en période de fêtes

On parle souvent de Marchés de Noël en cette période de fête. Mais savez-vous qui sont ces artisans qui vendent leurs produits dans les chalets ? A quoi ressemble leur journée ? Nous en avons suivi un pour le découvrir.

9h du matin, Romain nous accueille dans son atelier à Gesves, en province de Namur. L’endroit où il passe énormément de temps, au fourneau, à l’assemblage et à l’emballage. "Tous les matins, on emballe ce qu'on va vendre pendant la journée. On essaye de s'y prendre à l'avance, mais parfois, on n'a pas le temps, quand on a trop de demandes la journée", explique Romain Detré, artisan chocolatier.

C’est justement le cas pour l’instant ! Alors ces dernières semaines, Romain dort très peu pour se consacrer à ses préparations. "Le marché de Noël, c'est quand même un travail qui se fait en amont, il y a quand même pas mal de préparatifs à faire en avance. Il y a la journée, la partie où on vend, mais évidemment, il faut préparer toute la marchandise donc on travaille le matin pour faire l'emballage. Et le soir, quand on rentre, on fait les prochaines préparations pour le lendemain, et ainsi de suite."

10h30, Romain quitte son atelier avec ses préparations. Le marché ouvre à midi. Mais il doit déjà y être pour 11h. "Première étape, on ouvre son chalet. Et c'est parti...", lance-t-il. Mais avant d’accueillir les clients, Romain réinstalle tous ses produits et rend son stand le plus attrayant possible. "Le matin, il y a quelques petites poussières, ce n'est pas grand-chose, mais on frotte un petit coup histoire que quand les clients viennent, ce soit propre, joli et que ça donne envie. Ça a son importance, surtout en période de marchés de Noël, les gens sont vraiment attirés par ce qui est visuel et ce qui attire leur attention. Je pense qu'un beau présentoir, ça attire les clients de toute façon quoi qu'il arrive", souligne l'artisan chocolatier.

Romain présente 6 produits : des pralines, des macarons, une boule pour chocolat chaud, du massepain, des pots de choco… "Et le petit dernier, les truffes croquantes au cacao amer. C'est vraiment un symbole en Belgique. Les gens adorent en général, c'est vraiment un produit qui se vend très bien."

Dès l’ouverture, 2 premières clientes arrivent. Celles-ci sont visiblement très intéressées par ses produits. "Si ce n'était pas un problème de poids, je crois que je me serais laissé tenter. Mais franchement, ça vaut la peine. C'est vrai que c'est excellent", réagit une cliente. "Déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de visibilité ces pauvres artisans, si en plus, ils n'ont pas de marchés de Noël, on ne les verrait plus du tout", dit une autre.

Attirer des clients, c’est la raison pour laquelle Romain est présent sur ce marché de Noël. D’abord pour marchander : chaque jour, ses ventes atteignent entre 200 et 500 euros. Mais l’objectif de Romain, c’est aussi de se faire connaître. En une journée, il comptabilise jusqu’à 35 nouveaux clients. "Il n'y a rien à faire, il y a un débit de clients, et même de passants. Et même si c'est seulement une vue ou un regard sur 'Pralinez moi', petit à petit, on se fait connaître", souligne Romain.

Et ça marche ! "Oui, il nous a convaincus. Excellent produit artisanal, c'est parfait!", confie un client qui s'est laissé tenter. Mais ce travail est éprouvant. Chaque jour, Romain passe plus de 9h dans son chalet de 6m². Alors forcément, sa chaise est indispensable. "Le temps d'attente, c'est 80 % du temps. Mais quand il y a des clients, on parle avec eux donc le temps passe quand même plus vite. Mais en général, on attend quand même beaucoup."

Mais pour lui, ça en vaut la peine. D’autant que les 1.500 euros de location pour le chalet, sont rapidement rentabilisés. En 5 semaines de présences, Romain pourra vendre des centaines de produits mais surtout se faire un nom.

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