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Dimitri Jamotte est l’un des commerçants marchois qui a accepté de participer à cette campagne. Elle a d’ailleurs un certain succès.
« La boîte est effectivement déjà bien pleine, donc on va la vider une première fois et on espère encore pouvoir la vider prochainement », explique le gérant du Carrefour Market de Marche-en-Famenne.
L’idée, jusqu’au 8 février, c’est de déposer dans une boîte à l’entrée du magasin des paquets de protection hygiénique, toutes marques confondues, pour lutter contre la précarité menstruelle. La ville de Marche s’est pleinement investie dans cette campagne, aux côtés de l’ASBL Bruzelle et de différents partenaires.
« Ces serviettes vont être distribuées par des partenaires, notamment les écoles, mais ce sont ces partenaires-là qui distribueront elles-mêmes à leur public et aux élèves par exemple », explique Gauthier Wery, échevin en charge de la cohésion sociale à Marche-en-Famenne.
La précarité menstruelle, c’est d’abord une question financière, un coût de 10 euros par mois en moyenne, mais aussi une question d’accessibilité.
« Un moment délicat »
« Ce n’est pas qu’une question financière, ça s’adresse à toutes les femmes, à toutes les jeunes filles qui peuvent se retrouver dans un moment délicat d’un point de vue menstruel et qui peuvent manquer d’accès sur un site, dans une école, dans une association, dans une mutualité, une maison de jeunes par exemple », explique encore l’échevin.
Ces serviettes seront ensuite distribuées dans une série de lieux, écoles ou lieux associatifs. Cette campagne parle aussi aux plus jeunes Marchoises comme Abigaëlle qui s’est déjà retrouvée dans une position délicate. « Que ce soit au restaurant ou au magasin, on n’en a pas toujours sur soi, on n’a pas toujours l’argent pour en acheter directement », explique-t-elle.
La campagne se termine le 8 février, elle aura mobilisé 12 points de collecte au total.














