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"L'avenir, on peut le construire avec vous !": le PS laisse la porte ouverte au PTB

Trois semaines après les élections, où en sont les négociations pour former des coalitions aux différents niveaux de pouvoir ? C'était l'une des questions posées, ce midi, dans notre émission "C'est pas tous les jours dimanche". Le PS et le PTB ont notamment débattu et il semblerait que les deux partis pourraient encore négocier ensemble.

Entre PS et PTB, les négociations ont rapidement tourné au dialogue de sourds. Le PTB n'en finissant plus de dénoncer "le round de communication" mené par le PS qui, lui, fustige une extrême gauche "refusant de prendre ses responsabilités". Le 12 juin dernier, le dialogue semblait bel et bien rompu. Le PTB avait refusé de se rendre à Namur malgré l'invititation lancée par l'état-major PS à poursuivre les discussions pour la formation d'un nouveau gouvernement en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

"Pour nous, il n'y a aucune volonté de rupture du côté du PS qui est en train de tourner en rond pour mieux justifier dans les jours à venir une coalition PS-MR. On n'est pas candidat pour ça. Si c'est pour refaire un remake, il faut pas compter sur le PTB", avait fustigé Raoul Hedebouw lors au micro de Fabrice Grosfilley pour Bel RTL. Côté PS, on soupçonne que le PTB "charge" le parti socialiste pour ne pas assumer son rôle et "justifier" le choix de l'opposition.


"Pas eu de vraies négociations"

Sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche, les deux partis ont affiché leurs divergences. "Il n'y a pas eu de vraies négociations. Je pense que le PS nous prend comme un tiroir et nous remet dans le tiroir pour faire monter les enchères par rapport à ce qu'il a en tête", indique David Pestieau, directeur du service d'études du PTB. "Ce qu'on a senti, c'est que le PTB n'en voulait pas. Au début, les choses étaient sensiblement ouvertes (...)", réplique Pierre-Yves Dermagne, Bourgmestre de Rochefort et député wallon - PS. 

Pourtant, les Socialistes n’en démordent pas. La porte reste ouverte pour tenter de former une coalition la plus à gauche possible. "Vous êtes toujours tournés vers le passé. Ce qui m'intéresse, c'est l'avenir. Et l'avenir, on peut le construire avec vous, avec une majorité de gauche. Vous êtes nécessaires et indispensables. Je ne vous reproche pas toutes les dérives du communisme. Qu'on regarde vers l'avenir", remarque Pierre-Yves Dermagne.

Et malgré les invectives, le PTB ne dit pas complètement "Non" à la proposition. Au balcon, ou en embuscade, le MR qui attend. "Quand j'entends Mr Dermagne dire au PTB qu'il ne leur reproche pas leurs erreurs du communisme, pour moi, le problème est là", indique Jean-Paul Wahl, député wallon (MR). Le MR qui prone ouvertement une alliance avec le PS et Ecolo.

Invité sur le plateau de RTL TVI, le président Elio Di Rupo a, quant à lui, lancé une nouvelle invitation à négocier au PTB. 

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